17 millions de foyers américains en état d’« insécurité alimentaire » !!!

 

 

Une nouvelle étude publiée par le Département de l’Agriculture américain révèle que 17 millions de foyers, soit 14,6%, n’ont pas disposé en 2008 de revenus suffisants pour se nourrir convenablement.

Contre Info, 18 novembre 2009

Ces 17 millions de ménages, qui n’ont pas été en mesure de garnir leurs tables rassemblent près de 50 millions d’américains.

C’est le chiffre le plus haut qui ait été observé depuis 1995, première année de publication de cette statistique.

Le Département indique que près d’un tiers des foyers en état d’ « insécurité alimentaire » était dans une situation critique, se traduisant par une réduction de la consommation de nourriture ou un bouleversement des habitudes alimentaires. 6,7 millions de foyers sont recensés dans cette catégorie.

Les autres ménages n’ont pu échapper à la faim ou à la dégradation de leur régime alimentaire que grâce aux distributions de nourriture ou de bons d’alimentation.

Bien qu’ils soient les membres les plus protégés des familles, dans 500 000 foyers les enfants ont eu à souffrir de restrictions alimentaires.

La pauvreté est la cause fondamentale de l’insécurité alimentaire et de la faim, indique cette publication.

Statistiques par Etats

(JPG)

Sur le web :

Département de l’Agriculture

source : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2898

La Société Générale a publié un scénario d’« effondrement global » de l’économie !!!


La Société Générale a adressé à ses clients une étude prospective développant trois scénarios d’évolution de la crise. L’un d’entre eux évalue les conséquences d’une crise de surendettement des Etats dans une économie anémiée, déclenchant un « effondrement global ». — A l’automne 2008, tous les observateurs ont à un moment où à un autre été saisis par l’effroi. Le système financier international était sur le point de s’effondrer, et la perspective d’une situation semblable à celle de l’Argentine en 2001 se rapprochait chaque jour un peu plus. L’ampleur des interventions et garanties qui ont été nécessaires défie l’imagination : 14 000 milliards au total pour les USA, la Grande Bretagne et la zone euro, soit l’équivalent du quart du PIB mondial. La dette privée, devenue insoutenable, est désormais consolidée par les comptes publics. La monnaie de crédit privée émise par les banques était sur le point de perdre sa valeur. Les monnaies d’Etat ont été émises et mobilisées pour étayer un mauvais papier et sauver la mise des banques (et des banquiers, qui se sont au passage servis sans vergogne). Il faudra des années pour liquider les dettes privées et rebalancer les échanges internationaux. D’ici là, l’hémorragie des comptes publics va se poursuivre. La solution à terme, sera pour partie inflationniste, tout le monde le sent, même si personne ne veut l’admettre, tant le risque de déclencher une crise monétaire généralisée en cas de désynchronisation est tétanisant. Un dernier point. Dans la période qui s’ouvre, l’Europe part avec un handicap. Jusqu’à présent, la BCE n’a pas monétisé de dette publique, alors que la Fed et la Banque d’Angleterre y ont eu largement recours. L’orthodoxie en la matière se traduira donc par une charge supplémentaire de la dette, alors que les circonstances exceptionnelles devraient conduire à mettre en œuvres tous les moyens disponibles, y compris la monétisation, qui est autorisée sur le marché secondaire par les traités. Contre Info

Par Ambrose Evans-Pritchard, Telegraph, 18 novembre 2009

La Société Générale à conseillé à ses clients de se préparer à un éventuel « effondrement économique global » au cours des deux prochaines années, et elle propose une stratégie d’investissements défensifs pour éviter la destruction de leur patrimoine.

Dans un rapport intitulé « le pire scénario de la dette », l’équipe SG de gestion des actifs écrit que les opérations de renflouement effectuées par les Etats l’an dernier ont simplement transféré les dettes privées vers le public qui plie sous la charge, créant une nouvelle série de problèmes.

L’endettement global est beaucoup trop élevé par rapport à leur PIB (350% aux USA) dans la plupart des économies des pays développés, qu’il s’agisse de l’endettement public ou privé. Il faudra accomplir la tâche éreintante de réduire ce ratio d’endettement, et ce durant des années. « Pour le moment, personne ne peut dire avec certitude si nous avons déjà vraiment échappé à l’effondrement de l’économie » lit-on dans ce rapport de 68 pages, dont la rédaction a été dirigée par le responsable de la gestion des actifs Daniel Fermon. Il s’agit d’une analyse de ces dangers, et non de prévisions.

Dans le scénario baissier de la banque française (le pire parmi les trois envisagés) le dollar continuerait de baisser et le marché mondial des actions rejoindrait les minima de mars. L’immobilier continuerait à chuter. Le baril de pétrole redescendrait à 50 dollars en 2010.

Les gouvernements ont déjà utilisé l’arme budgétaire. Même en l’absence de nouvelles dépenses, la dette publique devrait exploser d’ici 2 ans à 105% du PIB au Royaume-Uni, 125% aux USA et en EU, et 270% au Japon. Au niveau mondial, la dette des états atteindrait 45 mille milliards de dollars, et sera multipliée par 2,5 en 10 ans.

(Les chiffres du Royaume-Uni paraissent faibles car le niveau d’endettement préalable était bas. M. Ferman indique que le Royaume-Uni convergera avec l’Europe à 130% du PIB d’ici 2015 dans le scénario baissier).

La charge induite par la dette sera plus importante qu’elle ne l’était après la seconde Guerre Mondiale, lorsque les niveaux d’endettement étaient similaires. Avec des populations vieillissantes, il sera plus difficile de faire baisser la dette grâce à la croissance. « Une dette publique élevée paraît insoutenable à terme. Nous avons presque atteint un point de non retour pour la dette du gouvernement », note le rapport.

Alléger la dette par l’inflation pourrait paraître un moindre mal à certains gouvernements.

Dans ce cas l’or « n’en finirait pas de monter », seul refuge par rapport à la monnaie papier. La dette privée est également écrasante. Même si le taux d’épargne US se stabilise autour de 7% et est entièrement utilisé au remboursement de la dette, il faudra encore 9 ans aux ménages pour ramener le ratio dette/revenu aux niveaux raisonnables existant dans les années 1980.

La banque indique que la crise actuelle présente « bien des points communs » avec le Japon pendant sa (ou ses deux) Décennie Perdue, mais avec une grosse différence : le Japon gardait la tête hors de l’eau grâce aux exportations et s’appuyait sur une économie mondiale robuste, tout en laissant chuter le yen. Il n’est pas possible que la moitié de la planète recoure au même moment à une stratégie analogue.

SocGen conseille aux investisseurs pessimistes (bears) de vendre des dollars et de prendre des options à la baisse sur les valeurs cycliques comme les technologiques, l’automobile, et de se mettre en mouvement pour éviter d’être pris dans la « spirale déflationniste structurelle ». Les marchés émergents ne seraient pas épargnés. Paradoxalement, ils sont plus dépendants de la croissance US que ne l’est Wall Street. Les valeurs agro-alimentaires se maintiendraient, à commencer par le sucre.

M. Fermon estime que les junk bonds perdraient 31% de leur valeur durant la seule année 2010. Cependant, les obligations souveraines généreraient des retours sur investissement « turbos », à l’image de ce qui s’est déroulé durant la séquence de baisse durable des rendements au Japon, lorsque la crise s’est installée. A un moment le taux à 10 ans au Japon est descendu à 0,40% [La position de la SocGen sur l’achat des obligations souveraines est discutable. Nombre de fonds doutent que le scénario japonais se reproduise, notamment parce que Tokyo pourrait être aussi à l’aube d’une nouvelle crise de la dette.

M. Fermon a déclaré que son rapport avait « électrisé » les clients des deux côtés de l’Atlantique : « tout le monde veut savoir quel sera l’impact. De nombreux hedge funds et banquiers sont inquiets »

source : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2901

Publié par : crise2007 | juillet 17, 2009

Les États américains face à la crise budgétaire !

Les États américains face à la crise budgétaire !


Alors que le déficit fédéral dépasse les 1 000 milliards de dollars, 48 des 50 États américains cumulent un trou de 166 milliards. La Californie est au bord de la cessation de paiements.

Pourquoi ne pas légaliser la marijuana et la taxer pour combler en partie de déficit budgétaire ? C’est l’une des dernières idées en date lancées dans la course folle de la Californie pour trouver des solutions à son «trou» de 26,3 milliards de dollars. Une taxe sur l’herbe pourrait rapporter un milliard de dollars, selon un élu démocrate qui a déposé une proposition de loi dans ce sens, remise au goût du jour par une campagne de pub récente pour la légalisation.

Premier État américain par son poids économiquela Californie est en quasi-cessation de paiements depuis le 1er juillet. Le gouvernement local est contraint depuis lors d’émettre des titres de reconnaissances de dettes pour payer ses fournisseurs et verser les prestations à ses citoyens en attendant que le gouverneur républicain Arnold Schwarzenegger et le Parlement démocrate trouvent un accord sur le budget. Depuis cette semaine, les banques n’acceptent plus ces titres. Le déficit budgétaire prévisionnel californien pour l’année en cours atteint un niveau record de 58 % des revenus de l’État. Alors que la crise aggrave chaque jour le déficit, le gouverneur a annoncé en début de semaine aux syndicats qu’il devrait encore supprimer 2 000 emplois publics pour réduire les dépenses de l’État.

Contrairement au gouvernement fédéral, la Constitution américaine interdit aux États d’afficher un déficit, à l’exception du Vermont. Chaque année, c’est donc un exercice périlleux pour trouver l’équilibre entre recettes et dépenses. Mais plus encore en période de récession, quand les revenus des ménages diminuent, affectant les prélèvements obligatoires, quand la consommation ralentit, touchant la TVA, quand les entreprises font moins de bénéfices. Du coup, 48 États sur 50 ont dû faire face à un déficit pour l’année en cours. En moyenne, le déficit atteint 24 % des revenus des États, ce qui représente un besoin de financement cumulé de 166 milliards de dollars.

En Californie, les services de police réduisent leurs plages horaires pour combler le déficit.
En Californie, les services de police réduisent     leurs plages horaires pour combler le déficit

Pour sortir du rouge, les États rechignent à augmenter les impôts en période de récession, ou à trop tailler dans les dépenses sociales. Alors qu’ils étaient censés trouver une solution à leur casse-tête budgétaire avant le 1er juillet, au moins sept États - Californie, Arizona, Illinois, Ohio, Pennsylvanie, Connecticut, Caroline du Nord – négociaient encore cette semaine des ajustements à leurs budgets, en raison de tensions politiques.

Entre gouverneurs et assemblées législatives, c’est la hausse de la fiscalité qui entretient le blocage. À ce jour, 30 États ont choisi d’augmenter les impôts et au moins sept autres s’apprêtent à le faire. Réduite au niveau fédéral depuis les années Reagan, la charge fiscale a été largement transférée vers les États et autres collectivités territoriales, comtés ou municipalités. Lorsqu’un accord est trouvé, l’équilibre est toutefois vite dépassé. Dans douze États, les budgets adoptés pour la nouvelle année fiscale sont déjà dans le rouge, alors même qu’ils n’ont pas le droit d’emprunter pour financer leurs dépenses de fonctionnement.

Aide du plan de relance

«C’est une situation sans précédent depuis la dépression des années 1930» , commente Surjit CanagaRetna, analyste au Conseil des gouvernements d’États. Même si l’économie repart, la crise budgétaire demeurera. Entre janvier 2009 et fin 2011, le manque à gagner en recettes fiscales est estimé à 350 milliards de dollars. Dans un tel contexte, l’éventail des solutions n’est pas illimité : tirer dans les réserves, ce qui a été largement fait depuis un an ; réduire les dépenses courantes ; augmenter les impôts ou créer de nouvelles recettes, en développant les jeux de hasard, casinos ou loteries, par exemple. Au moins 39 États ont déjà adopté des réductions de coûts, touchant en particulier l’éducation, la santé et les services sociaux.«Le plus grave, c’est que ces diminutions de prestations publiques touchent les citoyens les plus vulnérables au moment où ils en auraient le plus besoin, car ils sont fragilisés par la récession. Ce qui risque, dans un cercle vicieux, d’aggraver encore la situation économique du pays», s’inquiète Jon Shure, membre du Center on Budget and Policy Priorities.

L’Administration Obama est venue à la rescousse des États en difficulté par le biais du plan de relance de 787 milliards de dollars. Une partie de cette somme est réservée aux collectivités territoriales. En théorie, elle doit créer des emplois par de vastes programmes d’investissement. Mais en réalité, l’argent fédéral sert à boucher les trous : il a permis de combler 40 % des déficits budgétaires des États.

source : http://www.lefigaro.fr/economie/2009/07/16/04001-20090716ARTFIG00011-les-etats-americains-face-a-la-crise-budgetaire-.php

Publié par : crise2007 | juillet 17, 2009

La Californie en cessation de paiements

La Californie en cessation de paiements


Faute de budget, l’État en déficit va devoir payer ses factures au moyen de reconnaissances de dettes.

Des écoles en faillite, des professeurs licenciés, des classes de vacances annulées, des cours de sport supprimés… Telles sont quelques conséquences de la grave crise budgétaire que traverse l’État de Californie, auxquelles s’ajoutent des réductions de prestations sociales aux handicapés, la baisse du budget des prisons ou la suppression de l’assurance médicale d’un million d’enfants. Étranglé par un déficit de 26,3 milliards de dollars (18,7 milliards d’euros), l’État n’a pas réussi à boucler son budget avant la date limite du 30 juin.

Conséquence : en quasi-cessation de paiements, incapable de rembourser ses emprunts, le gouvernement devra payer ses factures au moyen de reconnaissances de dettes («IOUs») qui devraient être émises pour un total de 3 milliards de dollars – une mesure inédite depuis dix-sept ans. Des citoyens de l’État devraient recevoir ces titres, notamment ceux en attente de remboursements de trop-perçus d’impôts, et pouvoir les échanger contre du cash dans certaines banques.

Le Parlement local n’est pas parvenu à un vote sur le budget de l’État pour la nouvelle année fiscale. Or la Constitution américaine est très stricte. Contrairement au gouvernement fédéral, les États (en dehors du Vermont) n’ont pas le droit d’afficher de déficit. Chaque année, en particulier depuis le début de la crise, ils doivent donc s’évertuer à trouver un équilibre entre recettes fiscales et dépenses publiques. Le gouverneur républicain Arnold Schwarzenegger, qui s’y efforce depuis des mois, y a échoué. «Les parlementaires n’ont pas réussi à résoudre notre problème de budget, mais soyez assuré que l’effacement de tout le déficit reste ma première et unique priorité et que je n’aurai de repos tant que cette tâche ne sera pas accomplie», a-t-il affirmé dans un communiqué. Il a déclaré l’État en situation d’«urgence fiscale».

Sept autres États concernés

Cette impasse est perçue comme l’échec personnel de «Terminator» à faire face à la crise économique et à trouver un compromis politique entre démocrates et républicains, entre réductions budgétaires et augmentations des impôts. Les démocrates, majoritaires à l’Assemblée, sont d’accord pour diminuer les dépenses, mais souhaitent en même temps des hausses des taxes, que refusent les républicains. Si une solution n’est pas trouvée dans les 45 jours, l’Assemblée ne pourra voter aucun texte avant que la situation budgétaire soit résolue. Un référendum sur la question n’avait suscité la participation que de 20 % des électeurs.

Le gouverneur a annoncé la fermeture de toutes les agences publiques les trois premiers vendredis de chaque mois par mesure d’économie. En février, le gouvernement avait adopté 12 milliards de dollars de réductions budgétaires, affectant principalement l’éducation. Cinq milliards de plus sont sur la sellette. La huitième économie mondiale est affectée par la chute de 20 % de ses recettes depuis le début de la crise. Cette conjoncture très troublée risque d’affecter le climat des affaires dans l’État, notamment ses poumons que sont le high-tech dans la Silicon Valley, l’industrie du cinéma et des loisirs autour de Los Angeles. Elle pèsera aussi sur la reprise économique des États-Unis tout entiers, dont la Californie assure plus de 10 % du PIB.

Seule maigre consolation pour Arnold Schwarzenegger : la Californie n’est pas la seule dans cette situation. Les élus de sept autres États – Arizona, Connecticut, Kentucky, Mississippi, Caroline du Nord, Ohio et Pennsylvanie – sont toujours en train de délibérer pour trouver un accord sur leur budget.

source : http://www.lefigaro.fr/economie/2009/07/03/04001-20090703ARTFIG00248-la-californie-en-cessation-de-paiements-.php

Publié par : crise2007 | juillet 4, 2009

قوانين العولمة

قوانين العولمة

 

تقرير مصور تعترف فيه خبيرة الإقتصاد العالمية لوريتا نابليونى بأن إقتصاد الغرب ينهار والحل البديل والوحيد هو النظام المالى الإسلامى

C’est mathématique : la bulle des obligations US ne suffira pas à éponger les déficits américains !

 

par Bill Bonner
 

** “Les prix de l’immobilier ont chuté plus que prévu”, rapporte Bloomberg. Ils baissent encore au taux de 19%. Le chômage grimpe.

* La Californie fait faillite. Idem pour le plus grand industriel des Etats-Unis. Les profits dégringolent. Et le gouvernement américain se bat pour mettre en place une forme de socio-capitalisme d’Etat ressemblant fort à l’Italie de Mussolini… ou l’Argentine de Peron.

* Voilà qui ne fait guère penser, selon nous, aux conditions idéales pour un marché haussier.

* Avons-nous dit “penser” ? Il n’y a pas grand monde qui pense en ce moment. Les gens ne pensent pas souvent… pas s’ils peuvent l’éviter. Et ça vaut probablement mieux. Qui sait quelles opinions ils pourraient inventer s’ils s’y mettaient tous ?

* Au lieu de penser, ils réagissent. Et après une longue chute des prix, ils rebondissent. Nous vivons actuellement un rebond prolongé… qui pourrait durer une partie de l’été… et remettre le Dow à 10 000 points.

* En d’autres termes, il n’y a rien d’inhabituel dans ce genre d’activité boursière. Au contraire… c’est classique.

** Les investisseurs réagissent aussi sur le marché obligataire. Ils achètent des bons du Trésor en réaction aux faillites, aux défauts de paiement et aux baisses des prix des actifs. Les investisseurs sentent qu’ils peuvent mettre leur argent dans des bons du Trésor américain sans s’inquiéter.

* Mais peut-être devraient-ils réfléchir une minute ou deux à ce qui se passe vraiment. Prêter de l’argent au gouvernement américain n’est pas sûr. Loin de là. En fait, dans les circonstances actuelles, prêter de l’argent aux autorités américaines, c’est s’attirer des ennuis. Récemment, on pouvait mettre son argent dans des T-Bills et obtenir zéro rendement. “Une chose extraordinaire”… a déclaré Warren Buffett — si extraordinaire qu’il “n’était pas certain de le revoir de son vivant”.

* Le marché des bons du Trésor américain est dans une bulle. Et comme toutes les bulles, il éclatera.

* Si l’on s’en tient aux chiffres, le gouvernement américain représente le pire risque de crédit au monde. On détermine la solvabilité d’une personne en observant son bilan. Additionnez ses actifs et soustrayez-en ses dettes. Faites de même pour le gouvernement fédéral américain, et vous obtiendrez un très gros chiffre précédé du signe moins. Même s’ils vendaient le Capitole et toutes les terres fédérales à l’ouest du Mississippi, les dirigeants américains auraient encore dans leurs finances un trou plus profond que tout autre au monde.

* Et si le bilan semble épouvantable, la trésorerie est pire encore. Cette année, les autorités engrangeront environ 1 900 milliards de dollars de taxes et en dépenseront 3 600 milliards. En d’autres termes, le gouvernement américain ne fait pas que vivre au-dessus de ses moyens… il n’est même plus sur la même planète. Quelle personne douée de bon sens prêterait à un panier percé dont les dépenses dépasseraient les revenus de près de 100% ?

* Le revenu est la seule manière de rembourser raisonnablement un prêt. Les revenus doivent être supérieurs aux dépenses, sans quoi il n’y aura jamais d’argent pour le remboursement. Lorsqu’il prête à une entreprise ou un individu, le prêteur s’attend à ce que l’emprunteur gagne assez pour le rembourser. Sans quoi, c’est un jeu idiot. Le débiteur ne tarde pas à signer des chèques en bois tout en s’enfonçant dans le trou. Il emprunte à un prêteur pour rembourser un autre… Dans les faits, il se retrouve à la tête d’une arnaque en pyramide — dépendant de nouveaux gogos qui lui donnent de l’argent frais — jusqu’à ce que tout s’écroule.

* Le gouvernement fédéral américain ne fait même pas semblant qu’il gagnera assez pour rembourser sa dette. Il part du principe qu’il existe une masse infinie d’argent qu’il peut emprunter… et que de nouveaux gogos naissent toutes les minutes prêts à lui donner de l’argent. Sauf que c’est précisément là que craquent toutes les arnaques en pyramide. Celle du gouvernement américain ne fera pas exception — dès l’instant où elle se trouvera à court de nouvel argent.

* M. Obama affirme qu’il prévoit de diviser le déficit budgétaire par deux d’ici la fin de son mandat. Voyons voir… c’est dans quatre ans. S’il tient parole, cela signifie des déficits atteignant en moyenne 1 500 milliards de dollars par an… ou environ 6 000 milliards de dollars au total. D’où viendra cet argent ? Quel pigeon a ce genre de somme en réserve ?

* Les épargnants américains s’y mettent. Ils épargnent actuellement environ 4% du PIB, une part qui pourrait monter à 5%. Ils mettent en général moins d’un pour cent de leur richesse dans des bons du Trésor, mais imaginons qu’ils en utilisent jusqu’au dernier sou pour en acheter. Sur le mandat d’Obama, cela pourrait représenter jusqu’à 2 400 milliards de dollars. L’autre grand acheteur, c’est la Chine. Si les Chinois pouvaient continuer, d’une manière ou d’une autre, à acheter au même rythme que ces six derniers mois, cela viendrait ajouter 2 800 milliards de dollars au pot. Donc même si ces deux fins hollywoodiennes devenaient réalité, le film n’en serait pas moins un film d’horreur. Il resterait toujours 800 milliards de bons du Trésor invendus.

* Il est plus probable de voir les Américains multiplier par 10 leurs achats de bons du Trésor… plutôt que par 100. Et plus probable aussi que les Chinois en achètent pour environ 1 000 milliards de dollars supplémentaires. Mais bientôt… et pas si tard… les acheteurs commenceront à se rendre compte qu’ils ne sont pas assez nombreux pour que la pyramide puisse être maintenue. Les plus intelligents se dirigeront vers la sortie avec un peu d’avance… les plus lents et les moins malins se feront piétiner dans la bousculade qui s’ensuivra.

 

source : http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090528-1844.html

فرنسا تواجه الأزمة الإقتصادية بالشريعة الإسلامية

 

الفاتيكان ينادى بتطبيق البنوك للشريعة الإسلامية

Publié par : crise2007 | mai 20, 2009

Une guerre mondiale au secours de l’Empire américain

Une guerre mondiale au secours de l’Empire américain

 

 

De nombreux analystes et observateurs avertis de la conjoncture géopolitique mondiale actuelle s’accordent pour penser que la crise financière qui secoue les économies des pays riches risque de dégénérer en violentes explosions sociales. C’est du moins le résultat des travaux d’un groupe d’experts européens du LEAP/Europe 2020. Ceux-ci pensent que «la crise entrera, au quatrième trimestre 2009, dans une phase de “dislocation géopolitique mondiale” et prévoient un “sauve-qui-peut généralisé” dans les pays frappés par la crise. Cette débandade se conclurait ensuite par des logiques d’affrontements, autrement dit, par des semi-guerres civiles». Selon ces chercheurs les pays dans lesquels circulent librement de grandes quantités d’armes à feu tels que les États-Unis et les pays latino-américains se présenteraient comme étant les plus vulnérables.

 D’autres estiment que la récession va affaiblir considérablement les États-Unis et les rendre encore plus dépendants des économies émergentes et en transition comme celles de la Chine, de l’Inde et du Brésil.

           Compte tenu de ce contexte difficile il est vraisemblable de penser que la seule façon pour l’Empire américain de maintenir sa puissance hégémonique planétaire est de préparer un plan de guerre propre à mobiliser toute l’économie mondiale. Les guerres «irrégulières» de l’Afghanistan et de l’Irak n’ont pas apporté tous les dividendes espérés. L’unanimité qui a entouré leur déclenchement en Occident commence à se fracturer et des dates butoirs pour la mise en opération de plans de retrait des troupes sont déjà fixées. Il faut maintenant envisager sérieusement un conflit de grande ampleur et une guerre conventionnelle opposant le monde occidental et le monde musulman semble, pour les stratèges aguerris, une option prometteuse dans la mesure où elle est bien justifiée et préparée selon les règles de l’art. C’est ce qui explique peut-être le fait que les USA n’aient pas encore décidé de lancer la guerre atomique contre l’Iran qu’ils ont soigneusement préparée au cours des dernières années.

 

 I. Des plans de guerre peu connus

 Les plans de guerre des États-Unis contre l’Iran n’ont pas été diffusés dans le grand public. Tout au plus, des nouvelles ont été publiées, notamment, sur les exercices navals orchestrés en 2006 par le Pentagone dans le Golfe persique avec la participation de l’Australie, de la France, de l’Italie, de la Grande-Bretagne et de Bahreïn  et les manœuvres qu’a conduites Israël au-dessus de la Méditerranée orientale et de la Grèce en juin 2008.

 Cependant, il est permis de penser que les préparatifs d’une attaque nucléaire contre l’Iran sont entrés dans leur phase finale depuis plusieurs mois. La table est mise. Il ne reste plus que de décider du moment de son déclenchement.

 II. Le scénario le plus probable

 Quelques scénarios d’intervention ont été exposés allant de la destruction des installations nucléaires iraniennes jusqu’à l’éradication totale de l’Iran. Il est certain que si une attaque est enclenchée elle provoquera de la part de l’Iran une riposte qualifiée de «terrible» par les autorités religieuses iraniennes, une riposte qui pourrait provoquer une vive réaction des autres puissances nucléaires qui pourraient, à leur tour, entrer en scène..

Selon Loyd Rudmin, «les États-Unis auraient retenu quelque 10 000 cibles en Iran. Les principales sont l’ensemble des installations nucléaires, y compris la centrale nucléaire de Bushehr sur la côte du Golfe Persique, près du Koweït, et les installations d’enrichissement de Natanz près d’Ispahan. Bushehr est une ville industrielle comptant près de 1 million d’habitants. Pas moins de 70 000 ingénieurs étrangers travaillent dans cette région qui comprend un grand gisement d’hydrocarbures. Natanz est le principal site d’enrichissement d’uranium de l’Iran, au nord d’Ispahan, qui comptent aussi des installations de recherches nucléaires. Ispahan est une ville du patrimoine mondial avec une population de 2 millions d’habitants».

 Selon les propos de Peter Symonds analysant les résultats d’une.étude publiée par des scientifiques britanniques les États-Unis préparent une attaque terrible contre l’Iran. Dans un article publié en août 2008 ces chercheurs «font une estimation à glacer le sang de la violence destructrice que les États-Unis emploieraient lors d’une attaque contre l’Iran. Ils concluent que « Les États-Unis ont fait des préparatifs dans le but de détruire les armes de destruction massive de l’Iran, son énergie nucléaire, son régime, ses forces armées, son appareil d’État et son infrastructure économique dans les quelques jours, sinon les quelques heures qui suivraient un ordre donné par le président George W. Bush». Poursuivant son analyse de l’étude Symonds croit que «la réelle motivation d’une nouvelle guerre irresponsable des États-Unis contre l’Iran réside dans la tentative de l’administration Bush d’établir une domination sans partage des États-Unis sur les régions riches en ressources minérales du Moyen-Orient et d’Asie centrale. Tout ce qui aurait pour conséquence de permettre à des rivaux européens et asiatiques de renforcer leur influence dans ces régions clés est tout simplement intolérable pour l’élite dirigeante américaine». Il termine son examen de ces travaux en faisant le constat qui fait consensus: «L’optique plutôt limitée de l’étude ne fait que rendre sa conclusion plus troublante : les préparatifs militaires qui permettraient à l’administration Bush de faire, en peu de temps, d’une grande partie de l’Iran un champ de ruines, sont déjà terminés» .

 Conclusion

 Depuis le début du siècle, les États-Unis, avec le concours de leurs alliés les plus fidèles,  mettent en place tous les éléments et les ingrédients d’une guerre mondiale, une guerre qui soit de nature à sauvegarder les fondements de leur hégémonie planétaire. Ces principaux éléments sont le grand réarmement planétaire exacerbé par la guerre contre la terreur, des interventions permettant de maintenir les tensions entre plusieurs états, l’effondrement provoqué des économies des pays riches créant ainsi une turbulence majeure et une déstabilisation des activités économiques dans l’ensemble de tous les continents, une campagne de propagande contre les pays de l’axe du mal dont plusieurs pays du monde musulman, l’affaiblissement du pouvoir d’intervention de l’ONU et les difficultés d’application des règles du droit international et, enfin, la mise au point d’une stratégie d’intervention militaire massive contre l’Iran, le tout pouvant avoir un puissant effet d’entraînement dont les retombées peuvent s’avérer un atout de taille pour assurer le devenir de l’Empire et même une reprise des territoires stratégiques perdus au cours des dernières décennies.

 Dans un tel contexte, une guerre nucléaire mondiale est possible et même probable. Ce scénario catastrophe semble de plus en plus celui que l’on prépare et la nouvelle administration à la Maison-Blanche pourrait difficilement le contrecarrer car ce sera vraisemblablement l’objet principal de son mandat au cours des prochaines années.

SOURCE : http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=12533

Publié par : crise2007 | mai 20, 2009

Maroc / La classe moyenne : les enchères sont ouvertes

Maroc / La classe moyenne : les enchères sont ouvertes !

 

 

Dans la tourmente des crises internationales successives, énergétique puis alimentaire, ensuite financière et pour finir systémique, voilà qu’on essaye de quantifier la classe moyenne au Maroc et d’arrêter ses caractéristiques. Il y a plus d’une année, à l’occasion de l’évocation de la future réforme de la caisse de compensation, des débats houleux ont ouvert le bal sur le nombre des moyens au Maroc ; et à l’occasion de l’une de ses sorties médiatiques Madame la Ministre de la santé a soulevé la question du revenu-seuil à partir duquel on est un marocain moyen ; plus récemment, le Haut Commissariat au Plan vient de trancher sur la question. Selon la source officielle de la statistique, quelque soit la méthode empruntée la classe moyenne est aux alentours de 50% de la population légale.
Notre souci n’est pas de vérifier la justesse de ce chiffre, car ce sera un discours de sourds, ni de remettre à plat les méthodes utilisées et les seuils choisis, ni encore de questionner le contenu des 15 millions et plus de moyens recensés. La véritable question qui nous tracasse pour l’instant est la suivante : pourquoi parle-t-on à ce moment précisément de la classe moyenne dans un pays qui a toujours préféré mettre en avant ses exploits en matière d’éradication de la pauvreté ?
Nous n’avons pas de certitudes à apporter à ce propos, seulement des pistes de réflexion et différentes suppositions :
1. Evitement de l’analyse bipolaire marxiste selon laquelle il y a une classe de riches exploitants et une frange large de prolétaires et d’armée de réserve industrielle ;
2. Dissimulation des effets de l’inflation sur les revenus, en d’autres termes utiliser le revenu nominal perçu et non ce qu’il vaut sur le marché (pouvoir d’achat). Le recours au revenu réel ne fera qu’accroître le pourcentage des vulnérables à la pauvreté, chose que les officiels cherchent à voiler dans leurs notes ;
3. Le revenu à partir duquel un marocain échappe à la pauvreté n’est que théorique du fait qu’il y a nécessité de déduire les impôts (TVA et autres), les crédits, les dettes de l’épicier, les cotisations, etc. Donc le revenu perçu prime lors des phases d’élection et les charges sont à reporter jusqu’à nouvel ordre ;
4. Esquive de la principale mission sociopolitique de la classe moyenne dans le progrès des pays, et ce en détournant l’attention des gens vers de simples grandeurs économiques qui cachent les disparités. En fait, la question des capabilités et des libertés constitue depuis des années le véritable baromètre d’intégration démocratique des populations aux dépens de l’approche monétaire déjà abandonnée par ses concepteurs notamment le PNUD.

Contentons nous de ce qui précède et admettons qu’il y a une bonne volonté de changement derrière la comptabilisation d’une population à revenu moyen pour ne pas dire classe moyenne. Cette hypothèse elle-même engendre une marée de questions : est ce qu’un pourcentage global a une véritable signification dans un Maroc plein de contrastes ? Pourquoi la classe moyenne marocaine, puisqu’elle existe, ne remplit pas pleinement son rôle de locomotive sociopolitique ? Existe-t-il un projet de sauvetage qui amènera l’équité et stoppera l’affaissement de la classe en question vers le bas puisqu’elle n’a pas la possibilité de regagner le haut ? Etc. Difficile maintenant de voir clair et toute tentative d’apporter des réponses ne serait qu’une pure aventure et une spéculation, disons que nous avons jeté une pierre de plus dans un fleuve d’incertitudes…

source : www.aljamaa.net

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