المغرب الاجتماعي على فوهة بركان

ملف كامل يتضمن الوضع الاجتماعي المتأزم الذي وصل اليه المغرب..في ظل نظام مخزني فاسد جاثم على صدرهذا الشعب المسكين منذ قرون.
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Un ralentissement économique mondial est à prévoir pour 2008 et 2009, ont indiqué des experts onusiens lors d’un point de presse au siège de l’ONU, jeudi, à New York.Jomo Kwame Sundaram, sous-Secrétaire général chargé du développement économique et Rob Vos, directeur de la Division de l’analyse des politiques de développement du Département des affaires économiques et sociales de l’ONU, qui présentaient la mise à jour semestrielle du rapport «Situation et perspectives de l’économie mondiale», ont ainsi dressé un tableau économique mondial plus pessimiste qu’au mois de janvier dernier, notant que la situation actuelle était dominée par la persistance de la crise des marchés financiers américains et par la crise alimentaire mondiale.
J. Sundaram a particulièrement insisté sur la hausse des prix des denrées alimentaires, affirmant qu’il faudrait parvenir à un nouveau consensus en faveur d’une sécurité alimentaire renforcée.
Il a aussi estimé nécessaire d’aborder les questions complexes qui ont entraîné la crise alimentaire mondiale actuelle.
Depuis des années, l’agriculture en général et les cultures alimentaires en particulier ont été quasiment ignorées par les institutions internationales, aussi bien financières que celles chargées des questions de l’alimentation et l’agriculture, et par de nombreux gouvernements, a-t-il regretté.
C’est pourquoi, a-t-il poursuivi, il est nécessaire de mettre en place des politiques, des infrastructures et des institutions publiques pour renforcer ce secteur en plus d’un accroissement des dépenses publiques en faveur de la production alimentaire et de la productivité agricole.
J. Sundaram a rappelé qu’environ un milliard de personnes souffraient d’une faim chronique dans le monde mais que le nombre de personnes affectées par l’insécurité alimentaire, en carence nutritionnelle ou vitaminique, atteignait probablement 3 milliards de personnes, soit la moitié de la population mondiale.
Le manque de nourriture est toutefois rarement à l’origine de la faim mais c’est surtout la pauvreté, a-t-il expliqué, car les produits alimentaires sont abondants. Parmi les facteurs derrière la crise alimentaire, J. Sundaram a indiqué que l’usage des terres avait changé au cours des dernières décennies, alors qu’une plus grande proportion est maintenant destinée à des objectifs non agricoles.
De même, a-t-il poursuivi, une plus grande part des terres agricoles n’est pas consacrée à des produits alimentaires.
Le sous-secrétaire général a aussi fait valoir que la hausse des revenus au niveau mondial s’était traduite par une hausse de la consommation alimentaire.
En outre, J. Sundaram a souligné d’une part la concentration de pouvoir des grandes entreprises agricoles, qui a affecté les petits agriculteurs, et d’autre part les subventions agricoles consenties par les pays riches à leur secteur agricole sapant ainsi la production de nombreux pays en développement.
R. Vos a, quant à lui, estimé que la crise alimentaire était liée à la dévaluation du dollar et à la situation des marchés financiers, ajoutant que de nombreux investisseurs avaient choisi le marché des produits de base, créant ainsi une volatilité accrue et alimentant la hausse des prix.
Selon lui, la crise alimentaire nécessite des solutions plus structurelles et à long terme.
S’agissant du rapport «Situation et perspectives de l’économie mondiale», dont il est l’auteur, R. Vos a indiqué que la mise à jour de ce document offrait un scénario plus pessimiste que lors de son lancement en janvier.
Il a noté qu’il existait une incertitude quant à la durée de la crise immobilière et du crédit aux Etats-Unis, à la hausse des prix du pétrole et des denrées alimentaires et qu’on s’attendait à une nouvelle dévaluation du dollar.
Selon le scénario le plus probable mis en avant par ce rapport, R. Vos a expliqué que le taux moyen de croissance des pays développés devrait être de moins de 1 % en 2008 et en 2009.
Les pays en développement, qui ont connu une croissance plus rapide ces dernières années, seraient les plus touchés, avec un ralentissement des grandes économies et un impact important sur les pays les moins avancés (PMA).
Il a en outre indiqué que toutes les régions connaîtraient un ralentissement, ce qui entraverait les efforts pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), particulièrement en Afrique.
Il a, enfin, insisté sur la question de la hausse des prix du pétrole, facteur central du ralentissement de la croissance économique mondiale.
Dans les années à venir, a-t-il conclu, la demande pourrait diminuer mais les prix resteront élevés malgré une légère baisse, à 95 dollars le baril en 2008 et 90 dollars le baril en 2009, relevant que malgré le ralentissement économique, les prix resteraient élevés en raison de pressions du côté de l’offre et de la spéculation.
- Commençons par la plus importante, c’est à dire le PIB du T1 2008, en hausse de 0,6% en rythme annualisé : Bien qu’en recul très fort par rapport aux années précédentes, ce chiffre n’est pas encore négatif.
Derrière cette performance moins mauvaise qu’attendu il y a une cause précise expliquée par l’économiste Nouriel Roubini : Les stocks.
En effet les stocks non vendus de biens produits par les entreprises sont comptabilisés comme des ventes, et la hausse de ces stocks a généré 0,8% de PIB en plus au 1er trimestre 2008, et il en est de même pour les logements neufs construits et non vendus.
2) L’immobilier
Aucun retournement de conjoncture n’est en vue et la situation continue de se dégrader, avec :
Les ventes de logements neufs qui ont chuté de plus de 8% en mars, la baisse depuis 2006 étant la plus forte jamais observée depuis que les statistiques existent (1963).
Graphique de la FED de St Louis.
Les stocks de logements neufs à vendre se sont établis à un nouveau record en mars 2008, avec 11 mois de stock. Voici un graphique montrant l’évolution sur les 3 dernières années (on y voit le bond de 9,8 à 11 mois observé en mars 2008 )

Une diminution de ces stocks sur plusieurs mois serait le premier signe fiable qu’un point bas a été atteint…pour le moment rien de tel n’est observé, au contraire !
- Des saisies immobilières qui augmentent
Ces saisies viennent évidemment gonfler le nombre de logements à vendre, et renforcent l’excès d’offre par rapport à une demande qui elle-même se réduit.
- Des prix qui accélèrent leur mouvement baissier.
L’indice case shiller a baissé de 2,6% en février 2008 (dernier indice disponible).
Le rythme de baisse annualisé atteint 20,9% sur les 6 derniers mois, et 27% sur les 3 derniers mois, ce qui est pour le marché immobilier (habituellement caractérisé par des variations de longue durée mais lentes) tout à fait exceptionnel.
Le taux de chômage progresse encore très lentement pour le moment aux USA.
Le graphique historique ci-dessous montre que même les petites récessions impliquent une hausse du chômage de 2 à 3% avec une phase de hausse très rapide qui marque le plus fort de la crise…nous n’en sommes qu’à 0,5%, et la hausse est pour le moment très modérée. Comme cette crise n’est pas une “petite récession”, je pense que la hausse du taux de chômage sera cette fois nettement supérieure aux 2-4% observés habituellement.

Graphique du taux de chômage US…le pire est bien devant nous, pas derrière !
source : http://tropicalbear.over-blog.com/article-19354413.html
Publié dans Analyses, bulle immobiliere, subprime/bourse/finance, États-Unis
Les Etats-Unis ont enregistré 48,2 milliards de dollars de sorties nettes de capitaux en mars alors que le mois précédent les flux s’étaient soldés par des entrées nettes (chiffre révisé) de 48,9 milliards de dollars, a annoncé jeudi le département du Trésor. Les entrées nettes de capitaux avaient initialement été estimées à 64,1 milliards de dollars pour le mois de février. Les entrées nettes de capitaux à long terme ont toutefois progressé, s’établissant à 80,4 milliards de dollars en mars, contre 64,9 milliards en février.
Publié dans dollar/currencies, subprime/bourse/finance, États-Unis
| Hicham Benbrahim | ||||
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source : http://www.aljamaa.net/fr/detail_khabar.asp?id=452&idRub=5
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- Communiqué public GEAB N°25 (15 mai 2008 ) -

Les apprentis sorciers sont condamnés à répéter les mêmes erreurs. Ainsi, en 2007, la tentative des autorités et des grands établissements financiers de camoufler la crise des subprimes [1] qui avait pourtant commencé à frapper durement les marchés en Février/Mars 2007 a abouti au choc brutal et durable de l’été 2007. Et nous allons vivre dans les prochaines semaines, un « remake » de ce scénario, avec l’aggravation de la crise financière des mois de Janvier-Mars 2008, dès le début de l’été 2008.
Dans ce numéro 25 du Global Europe Anticipation Bulletin, notre équipe a donc choisi d’analyser cinq des sept tendances en cours qui vont générer ce point d’inflexion de la crise systémique globale (les deux dernières tendances – Europe et Asie - seront analysées dans le GEAB N°26) :
Immobilier : Le plancher toujours plus bas
Bulle financière mondiale : Seule l’inflation progresse
Economie US : La récession s’installe
Déficits publics US : Le grand retour
Dollar : Le rebond qui n’existe pas
Europe : Découplage confirmé - Le coeur de l’Euroland résiste / Royaume-Uni en récession
Asie : Le ralentissement brutal en perspective
Par ailleurs, nous formulons également une série complète de recommandations stratégiques et opérationnelles pour se préparer au choc du début de l’été 2008 (sur abonnement).
Dans ce communiqué public, nous souhaitons expliquer comment la nouvelle période actuelle d’« euphorisation » des acteurs contribue à aggraver le choc à venir.
Ainsi, malgré les évidences quotidiennes de la poursuite de la crise (pertes bancaires et continuation du processus de dépréciation d’actifs financiers [2], multiplication des faillites de banques moyennes notamment aux Etats-Unis [3], fragilisation croissante des grandes sociétés d’assurance [4], poursuite de l’effondrement des prix de l’immobilier [5], contamination de l’économie réelle et des économies hors Etats-Unis [6], poursuite de la chute de la devise US [7], ralentissement économique en Europe [8] ,…), les autorités financières, les grandes banques et les médias internationaux ont entrepris de prétendre que la crise était maîtrisée. Impuissants dans la réalité, ces « apprentis-sorciers » en sont désormais réduits à utiliser l’ « arme psychlogique » pour essayer d’enrayer la crise. Autant dire que la crise systémique globale a de beaux jours devant elle car elle n’appartient pas au domaine du virtualisme où semblent exceller banquiers centraux, banquiers d’affaires et médias financiers. Bien entendu, les grandes banques ont profité de l’ « euphorisation » actuelle pour essayer de faire partager au plus grand nombre les pertes passées, et surtout celles à venir, encore plus importantes [9], en lançant de vastes opérations de recapitalisation [10].
Immobilier américain : le plancher toujours plus bas - Evolution des prix de l’immobilier résidentiel dans les 20 plus grandes métropoles US 01/2000-02/ 2008 - Source : S&P Case-Shiller
Pourtant, cette fois-ci, et à la différence de l’année dernière, les acteurs hésitent à être dupés ou le sont à contre-coeur. C’est là, selon LEAP/E2020, un élément psychologique majeur, qui lui ne relève pas du virtualisme ambiant. Il va au contraire accentuer l’impact de la crise quand le mirage de la « crise maîtrisée » va s’évanouir au début de l’été 2008.
En effet, le système financier mondial, et en particulier son pilier américain, joue en la matière son va-tout. L’équipe de LEAP/E2020 n’est pas certaine qu’il l’ait d’ailleurs parfaitement compris. Mais, la crédibilité de la Fed et des grandes banques est aujourd’hui extrêmement faible (ne parlons même pas des autorités politiques). Les opérateurs (qu’ils soient investisseurs individuels, simples épargnants ou fonds souverains) sont méfiants et se demandent actuellement s’ils ne sont pas manipulés. Si, comme le pensent nos chercheurs, d’ici quelques semaines, ils sont obligés de constater qu’ils l’étaient en effet, et que la crise loin d’être « maîtrisée » réapparaît avec une force décuplée, alors, nous allons assister à de véritables mouvements de panique notamment sur les marchés financiers. Car il n’y rien de pire en psychologie de masse que le sentiment collectif d’avoir été trompé sciemment.
Pour prendre une image simple, mais que comprendront tous ceux qui savent que les banques « tiennent » la grande masse des investisseurs par la confiance que leur accordent les épargnants pour gérer leurs placements, il suffit d’imaginer les conséquences d’un soudain refus des épargnants de continuer à laisser les banques gérer leur épargne comme elles le souhaitent, et d’exiger la liquidation de leurs portefeuilles boursiers au profit de placements moins risqués. Les conséquences d’une telle évolution sont de l’ordre d’une baisse de 20% des places financières mondiales en quelques jours. C’est ce cauchemar qui hante les banques centrales et en particulier la Réserve fédérale US et la Banque d’Angleterre (dont les économies de leurs pays respectifs sont étroitement liées au comportement des bourses). Paradoxalement, c’est en refusant d’affronter la crise financière directement qu’ils préparent un choc encore plus brutal.
Car, contrairement à ce qu’ils prétendent (et peut-être même qu’ils croient vraiment), il n’y a plus de plancher pour arrêter la chute ; ou plus exactement, il y a bien un plancher, mais c’est ce dernier qui s’enfonce chaque jour un peu plus [11]. Il est assez ironique de constater que ceux-là même qui affirmaient ces dernières années qu’il n’y avait plus de limites, plus de plafond à la hausse des profits et des bénéfices, sont désormais piégés dans un processus où le plancher tombe toujours plus bas, où les pertes sont inconnaissables car toujours plus importantes du fait de la baisse continue du prix des actifs de référence ; et où les seules choses qui « crèvent le plafond » ce sont les coûts de l’énergie ou des denrées alimentaires. Mais, l’ironie n’est-elle pas la seule force identifiable de l’Histoire ?
Ce qui est tragique, c’est que des milliards de personnes sont piégées avec elles, à commencer par le milliard d’individus qui peine désormais à s’acheter sa nourriture quotidienne du fait de l’inflation des prix des denrées alimentaires de base ; ou bien comme les dizaines de millions d’acheteurs dans l’immobilier de ces dernières années aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Espagne, … qui se retrouvent avec des actifs en constante dévaluation ; ou bien comme les dizaines de millions d’employés, d’entrepreneurs individuels ou de personnels d’établissements publics ou semi-publics qui vont perdre leur travail dans les douze mois à venir.
Etat de l’opinion américaine sur la situation de l’économie US (12/2006 – 04/2008 ) - Source : Washington Post/ABC News
« Fallait-il sauver le « soldat Bear Stearns », au prix d’un laxisme financier sans précédent ? » est la question que peuvent se poser aujourd’hui les experts financiers. « Comment peut-on sauver les dizaines de millions d’opérateurs économiques inconnus que la crise est en train d’emporter ? » va devenir la question centrale des décideurs politiques, économiques et financiers à partir de l’été 2008. Au vu du virtualisme ambiant qui semble considérer que la manipulation de l’information est le summum du savoir-faire en matière de pouvoir, notre équipe est plutôt pessimiste sur la capacité des dirigeants mondiaux à répondre efficacement à la deuxième question. Mais dans tous les cas, c’est bien celle là qui est importante car elle appartient encore à l’avenir, même si le délai devient très court.
Dans le prochain numéro du GEAB, celui de l’été 2008, notre équipe abordera en détail les perspectives du second semestre 2008 pour chaque grande région de la planète ; ainsi que les options disponibles, par régions et par secteurs et catégorie d’actifs.
Le numéro complet (GEAB N°25) est disponible sur abonnement
[1] Notre équipe avait alors appelé cette opération un « processus d’euphorisation des acteurs ».
[2] Chaque jour ou presque une banque américaine, européenne ou asiatique annonce des milliards de dollars US ou d’Euros de nouvelles pertes ou réductions de ses profits, comme par exemple rien qu’au cours des 5 dernières semaines : Citigroup (source : Bloomberg, 18/04/2008), UBS (source : New York Times, 07/05/2008), Crédit agricole (source : France24, 13/05/2008), HSBC (source : ICWales, 12/05/2008), Lehman Brothers (source : Financial Post, 17/04/2008), Deutsche Bank (source : International Herald Tribune, 29/04/2008), Mizuho Bank (source : India Times, 11/04/2008), Royal Bank of Scotland (source : Financial Week, 28/04/2008), etc.. la liste exhaustive serait très longue.
[3] Déjà trois faillites bancaires en trois mois aux Etats-Unis, sans compter Bear Stearns racheté par JP Morgan avec l’argent de la Fed pour éviter sa faillite, et CountryWide dont Bank of America, son acheteur providentiel, semble de plus en plus réticent à conclure l’opération. Sources : CNNMoney, 12/05/2008 & BusinessWeek, 06/05/2008.
[4] En fait, comme notre équipe l’avait annoncé il y a déjà plusieurs mois, les grandes compagnies d’assurances commencent également à être obligées de reconnaître des pertes très importantes du fait de la crise. Ces dernières semaines, ce sont deux grandes assurances américaines, AIG, le leader mondial, et State Street (qui risque la faillite), qui ont ouvert le bal. Mais elles ne sont que les premières d’une longue liste car les assurances sont prises comme les banques dans la tenaille des dépréciations d’actifs et des assurés en voie d’insolvabilité. Sources : CNNMoney, 09/05/2008 & DowJones/EfinancialNews, 08/05/2008.
[5] Les prix de l’immobilier résidentiel ont baissé de 7,7% en moyenne au premier trimestre 2008 aux Etats-Unis, soit la plus forte baisse enregistrée depuis au moins 29 ans (quand ont commencé ces statistiques). Et au Royaume-Uni, le gouvernement s’inquiète d’une baisse d’au moins 10% des prix de l’immobilier cette année. Sources : Bloomberg, 13/05/2008 & Telegraph, 14/05/2008.
[6] Lire à ce sujet le très bon article d’Ambrose Evans-Pritchard dans le Telegraph du 13/05/2008.
[7] La Réserve fédérale d’Atlanta souligne ainsi dans son communiqué du 07/05/2008 que le Dollar US a dépassé en Avril ses plus bas historiques par rapport à l’ensemble des grandes devises mondiales. Il ne s’agit pas seulement de la parité EURUSD, mais bien d’un processus d’effondrement par rapport à toutes les grandes monnaies mondiales. Source : Federal Reserve Bank of Atlanta, 07/05/2008
[8] Source : Commission européenne, 28/04/2008
[9] Comme l’a souligné récemment, David Rubinstein, le patron du Carlyle Group. Source : Bloomberg, 12/05/2006
[10] Comme par exemple, Washington Mutual (source : La Tribune, 08/04/2008), Citigroup (source : BBC News, 29/04/ 2008 ) , Royal Bank of Scotland (source : SkyNews, 22/04/200
et bien d’autres encore comme Société Générale, UBS, … ou qui se sont renflouées provisoirement ces derniers mois par l’injection de capitaux des fonds souverains. Alors évidemment, il faut que ces opérations paraissent être des occasions à ne pas manquer … au moins pour quelques mois.
[11] L’exemple le plus flagrant est actuellement constitué par le marché immobilier américain dont les prix ne cessent de baisser, alors que la récession économique en cours dissuade les acheteurs potentiels de profiter de la baisse des prix, tandis que les banques qui croulent déjà sous les stocks de biens immobiliers saisis réduisent leurs prêts immobiliers à d’éventuels acheteurs. Cela contribue à faire baisser les prix toujours plus bas, à accroître les dépréciations d’actifs des banques, à réduire la capacité d’endettement des ménages, à ralentir les dépenses liées à l’immobilier (un secteur clé de l’économie US), à réduire les rentrées fiscales et à convaincre encore plus les potentiels acheteurs d’attendre. C’est ainsi que le plancher s’enfonce toujours plus bas sous les pieds des consommateurs, des banques, des entreprises et des autorités locales, nationales et fédérales. Pour notre équipe, cet effet « descenseur » continuera au moins jusqu’à la fin 2009.
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بقلم: الحسن العزاوي |
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- Extrait GEAB N°8 (15 octobre 2006) -

Dans ce contexte, une vaste offensive s’est mise en place en terme de communication. Elle reprend les mêmes logiques que celles concernant l’Irak avant l’élection présidentielle de 2004 : empêcher les électeurs de prendre conscience de l’ampleur du désastre en cours en les inondant de nouvelles fictives, en noyant toute « mauvaise » nouvelle objective dans une multitude de « bonnes nouvelles » subjectives (c’est ce qu’un économiste américain a appelé « la transformation des indicateurs en vindicateurs » (1)), en élaborant chaque semaine de nouvelles explications prouvant que l’actualité si « positive » est durable,…
En fait, on assiste depuis deux mois, et pour encore un mois, à un remarquable exercice de guerre psychologique probablement coordonné par le très secret « Working Group on Financial Markets » (Groupe de Travail sur les Marchés Financiers) créé par l’Executive Order 12631 (2) sous Reagan (3) en Mars 1988, ou autrement dénommé par le Washington Post (4), le « Plunge Protection Team » (Equipe de Protection contre les Plongeons). Ce groupe de travail a été créé à la suite de la crise boursière d’Octobre 1987 avec l’objectif de « promouvoir l’intégrité, l’efficacité, la régularité et la compétitivité des marchés du pays, et de maintenir la confiance des investisseurs ».
Ce groupe qui ne produit aucun rapport, n’a aucune visibilité publique et ne détaille ni l’ordre du jour, ni la composition de ses réunions, est dirigé par le ministre des Finances (Henry Paulson) et comprend le président de la Réserve fédérale (Ben S. Bernanke, ancien conseiller de G.W. Bush, nommé à ce poste fin 2005) et les deux présidents des autorités de surveillance des marchés : le président de la Securities and Exchange Commission Christopher Cox (nommé à ce poste par G.W. Bush en 2005), et Reuben Jeffery III (nommé également par G.W. Bush à ce poste, après avoir été son conseiller), un des directeurs de la CPA, autorité américaine de transition en Iraq et également un ancien de Goldman Sachs comme H. Paulson.
Comme on peut le constater, la double influence de l’administration Bush et de la banque Goldman Sachs est totale sur cette entité qui a vocation à coordonner l’action des principaux acteurs publics et privés américains (invités à participer aux travaux du groupe) autour de l’objectif de « bonne santé » des places financières américaines. Avec la disparition de la publication de M3, fin Mars 2006, et de nombreux indicateurs permettant de suivre l’évolution notamment des flux d’actifs en dollars dans le monde, ainsi que les actions éventuelles de la Fed et du Trésor américain sur les marchés (5), ce groupe de travail possède désormais des possibilités d’action accrues puisque non traçables ; et comme indiqué précédemment (cf. note 6), les « hedge funds » semblent être les premiers opérateurs sollicités pour acheter du Dollar et maintenir son cours. Pour combien de temps ? Et à quel prix ? Réponse dans quelques semaines après les élections.
(1) Source : Energy Bulletin, 05/10/2006 : Economics Hallucinated Wealth
(2) Source : Federal Register , US National Archives, 11/1998, Executive Order 12631 / Working Group on Financial Markets
(3) Quand George H.W. Bush, le père de l’actuel président américain était vice-président.
(4) Source Washington Post, 23/02/1997 : Plunge Protection Team
(5) Source LEAP/E2020, 15/02/2006 : GEAB N°2
Publié dans Analyses, leap2020, subprime/bourse/finance, États-Unis

par Bill Bonner
Jeudi 15 Mai 2008
** Il ne se passe rien de bien passionnant sur les marchés — nous en profitons pour élaborer une version plus large de l’histoire économique contemporaine.
* Partons d’une hypothèse de travail : donnez à un homme la permission de contrefaire de la devise, et il passera ses nuits à imprimer de nouveaux billets. Dans les faits, lorsque l’administration Nixon a coupé le dernier lien entre l’or et le dollar, en 1971, les autorités US pouvaient imprimer toute la fausse monnaie qu’elles voulaient. Normalement, le dollar aurait dû perdre toute sa valeur.
* C’est exactement ce que nous attendions dans les années 70. Mais quelques petites choses se sont produites qui ont sauvé le dollar… et ont semblé prouver que notre hypothèse de travail ne fonctionnait plus. Paul Volcker entra en scène pour protéger le billet vert. Il s’en chargea — en faisant grimper les taux d’intérêt et en provoquant la pire récession depuis les années 30.
* Puis d’autres choses entrèrent en jeu… la révolution Thatcher/Reagan… la déréglementation de l’industrie… le rejet de la planification centrale… l’effondrement de l’Union soviétique… la renaissance chinoise… Wal-Mart… l’internet… les systèmes de gestion de stock en “juste-à-temps”… et la mondialisation. Toutes ces choses tendaient à augmenter la productivité et à baisser les prix. Le facteur le plus important concernait sans doute le marché de l’emploi, où des centaines de millions de nouveaux travailleurs sont apparus dans l’économie moderne (prêts à trimer toute la journée pour moins d’un dixième du salaire moyen occidental), réduisant ainsi le coût de la main d’oeuvre et du produit fini.
* Nous nous demandions justement combien les systèmes “juste-à-temps” avaient permis d’épargner aux consommateurs. Dans la dernière lettre Grants Interest Rate Observer, nous trouvons une estimation de Fred Smith, fondateur de Federal Express :
* “En 1980, les coûts de logistique — y compris les coûts de stockage, les entrepôts et les coûts de transport — représentaient environ 17% du PIB [américain]. L’an dernier, ils atteignaient environ 10%”.
* “La logistique en cycle rapide”, déclare-t-il, a réduit les coûts de près de 1 000 milliards de dollars par an.
* Ce n’est pas tout… Après que Volcker a exorcisé le démon de l’inflation, les taux d’intérêt pouvaient baisser. C’est ainsi que commença un quart de siècle de baisses de taux et de crédit de plus en plus accessible. Cela finit par produire les conséquences absurdes et pernicieuses que nous décrivons dans nos colonnes. Tout comme les baisers entre adolescents mènent à du pelotage… lequel mène à… eh bien, vous savez comment ça marche, cher lecteur… le succès mène à la complaisance, qui mène à l’excès. Mais le long marché haussier des obligations (les obligations grimpent quand les taux d’intérêt baissent) a également largement augmenté la masse de capitaux disponibles pour de nouvelles industries… causant une explosion de la capacité de production.
* Plus de production à des coûts plus bas = déflation.
** Et n’oublions pas le pétrole. L’ingrédient de base des économies modernes a chuté, en termes réels, depuis le milieu des années 70 quasiment jusqu’à la Guerre en Irak.
* Jetons un petit coup d’oeil au marché du pétrole. Lorsque les Etats-Unis ont envahi l’Irak, on disait que le pétrole à 10 $ était au coin de la rue. Puis, à mesure que la guerre passait du triomphe aux tribulations… le cours de l’or noir grimpa. Les partisans de la guerre pensaient toujours avoir bien fait, néanmoins. Les prix élevés ne pouvaient pas durer, dirent-ils. La National Review affirma que le pétrole était dans “une bulle” en 2004, alors qu’il était à 50 $ le baril. Puis Steve Forbes parla de “bulle” à 70 $ le baril en 2005… A présent, un expert de Goldman Sachs prédit qu’on atteindra le seuil des 200 $/baril.
* Le succès mène à l’excès. Tôt ou tard, le pétrole sera vraiment dans une bulle… et tôt ou tard, cette bulle explosera. Mais quand ? A quel prix ? L’utilisation d’or noir par la Chine double tous les sept ans. Aux Etats-Unis, on compte 480 voitures pour 1 000 personnes. En Chine, on n’en est qu’à 10. Et la Chine pourrait être le plus grand constructeur automobile de la planète dans quelques mois. Notre conseil : remplissez vos réservoirs.
** En attendant, revenons à notre version courte de l’histoire économique contemporaine des Etats-Unis :
* Alors que les prix étaient stables, voire en chute, depuis 20 ans, les banques centrales se sont dit qu’elles pouvaient “stimuler” l’économie chaque fois qu’elle avait besoin d’un peu de peps. L’exemple le plus mémorable, bien entendu, remonte aux suites de la micro-crise de 2001-2002, lorsque la Fed de Greenspan a abaissé les taux à 1%, pour les maintenir à ce niveau durant plus d’un an. Mais les planches à billets ont fonctionné à plein régime durant de nombreuses années. Sur toute la période ou presque, de la fin des années 80 jusqu’en 2008, la masse monétaire américaine a augmenté à un taux annuel moyen de 8% — soit environ deux fois plus rapidement que le PIB.
* A présent, nous sommes dans une période que de nombreuses personnes considèrent comme normale. Notre Vésuve financier a grondé à plusieurs reprises au cours du dernier quart de siècle — le krach de 1987, la récession de 1993, la crise asiatique et l’effondrement de Long-Term Capital Management en 1997 et 1998, le krach des dot.com et le marché baissier de 2000-2002, la récession de 2001-2002, et enfin le credit crunch de 2007-2008.
* Une fois encore, la terre tremble sous nos pieds. Et une fois encore, les gens se demandent s’il n’est pas temps de se mettre à l’abri. “Ne vous inquiétez pas”, disent les experts. “Ca passera… comme toujours. C’est normal”…
* Mais si notre hypothèse tient toujours… l’inflation va bientôt exploser. A suivre…
source : http://www.la-chronique-agora.com/articles/20080515-885.html
Publié dans Analyses, subprime/bourse/finance
15 mai 2008 (Nouvelle Solidarité) — L’accord sur le riz signé entre le Sénégal et l’Inde, évoqué récemment par le Président sénégalais, Abdoulaye Wade, est le début d’un nouveau partenariat entre l’Inde et l’Afrique, établi lors du sommet qui eut lieu à New Delhi les 9 et 10 avril derniers. 14 pays africains ont participé à ce sommet qui s’est conclu par la signature d’une déclaration soulignant que « ce partenariat sera fondé sur les principes fondamentaux de l’égalité, du respect mutuel et de la compréhension … pour notre bénéfice mutuel ». Avant les années 1990, l’Inde apportait tout son soutien à la lutte des pays africains pour leur indépendance et contre le colonialisme. Mais depuis le tournant libéral de 1991, l’Inde a plutôt réorienté ses relations plutôt vers les Etats-Unis et l’Europe, érodant ainsi sa base d’influence en Afrique, alors que des pays comme la Chine ou le Japon faisaient une entrée massive dans ce continent.
Pour Alpha Oumar Konaré, l’ancien président de la Commission de l’union africaine présent au sommet, la réunion avait vraiment « compris » les besoins et les aspirations du continent : « Aujourd’hui l’Afrique n’a pas besoin d’une main qui la guide, a-t-il insisté. Nous sommes des partenaires d’égal à égal dans cette course. » Alpha Oumar Konaré a souligné que l’Afrique pourrait bénéficier de progrès importants faits par l’Inde dans les domaines de la santé, de la technologie de l’information et de l’agriculture.
Selon Suresh Babu, chercheur à l’Institut international pour la recherche sur la politique alimentaire (IFPRI), l’Afrique se tourne vers l’Inde parce que beaucoup de pays africains ont commencé à introduire le riz dans leur régime alimentaire, en raison de la facilité à le cuire et à le manger. Le riz est aussi perçu comme une céréale dont l’importation est plus facile que la production locale, en raison des coûts beaucoup plus élevés, en particulier dans les régions où il n’y a pas d’irrigation. Déjà, les pays ouest-africains tels que le Mali et le Nigeria ont commencé à consommer du riz.
source : http://www.solidariteetprogres.org/article4157.html
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