Publié par : crise2007 | novembre 2, 2007

Le côté obscur de la mondialisation financière

Le côté obscur de la mondialisation financière


Nouriel Roubini

La récente tourmente sur les marchés financiers mondiaux – et la crise de liquidité et le resserrement du crédit consécutifs – soulève deux questions : comment les défaillances d’emprunts hypothécaires à risques dans les États américains de Californie, du Nevada, d’Arizona et de Floride ont-elles entraîné une crise mondiale ? Et pour quelle raison le risque systémique a-t-il augmenté au lieu de baisser ces dernières années ?

La faute en incombe avant tout au phénomène de « titrisation ». Autrefois, les banques intégraient les prêts et les créances hypothécaires à leur comptabilité et assumaient donc le risque du crédit. À titre d’exemple, on peut citer l’effondrement du marché immobilier aux Etats-Unis à la fin des années 1980, lorsque de nombreux établissements bancaires qui offraient des prêts hypothécaires se sont retrouvés en faillite, provoquant une crise bancaire, une compression du crédit et une récession en 1990-1991.

Le risque systémique – un choc financier provoquant une contagion économique majeure – devait être réduit par la titrisation. La mondialisation financière a fait en sorte que les banques n’intègrent plus les prêts et les créances hypothécaires à leur comptabilité mais qu’elles les cèdent sous forme de paquets de titres adossés à des actifs à des investisseurs des marchés de capitaux mondiaux, propageant d’autant le risque.

Que s’est-il passé ?

Le problème n’est pas seulement celui des crédits hypothécaires à risque, les fameux « subprime ». Des méthodes de prêt risquées – sans acompte, sans vérification des revenus et des avoirs des emprunteurs, des prêts in fine , un amortissement négatif, des taux incitatifs – ont été pratiquées dans plus de 50 pour cent de tous les prêts hypothécaires aux Etats-Unis entre 2005 et 2007. Parce que la titrisation signifiait que les banques n’assuraient plus le risque ni ne touchaient de commissions pour les transactions, elles ne se sont plus préoccupées de la qualité des emprunts.

En effet, tout un cortège d’intermédiaires peut aujourd’hui percevoir des commissions sans pour autant assumer le risque du crédit. En conséquence, les courtiers en crédits hypothécaires optimisent leurs revenus en multipliant le volume des prêts, tout comme les banques qui transforment ces emprunts en titres adossés à des créances hypothécaires. Les banques d’investissement empochent à leur tour une commission en reconditionnant ces titres en tranches d’obligations de dette garantie, ou en anglais « collaterized debt obligations » (CDO), voire parfois en CDO de CDO.

De plus, les conflits d’intérêts entre agences de notation du risque ne sont pas à négliger, étant donné qu’elles perçoivent elles aussi une commission de la part des acteurs de ces instruments financiers. Les organismes de régulation n’ont rien fait, puisque la philosophie de réglementation américaine est celle du fondamentalisme du libre-échange. Enfin, les investisseurs en possession de titres adossés à des créances hypothécaires ou de CDO étaient cupides et tout prêts à croire les notations erronées. Non pas qu’ils aient vraiment eu le choix, tant il est difficile de coter ces instruments complexes, particuliers et illiquides.

Les mêmes méthodes de prêt risquées ont été la norme sur le marché du rachat d’entreprise à crédit, où des sociétés de financement par capitaux propres ont repris les entreprises publiques en finançant les opérations par des coefficients d’endettement élevés ; sur les marchés interbancaires où les banques financent les sociétés de financement par capitaux propres ; et sur le marché monétaire des billets de trésorerie, où les banques utilisent des postes hors bilan pour emprunter à très court terme.

Il n’est donc pas du tout surprenant que lorsque la bulle immobilière a éclaté, ces marchés se soient aussi gelés. Parce que l’ampleur des pertes est inconnue – les seules pertes du marché « subprime » sont estimées à entre 50 milliards et 200 milliards de dollars selon la baisse des biens immobiliers, une autre inconnue – et que personne ne sait qui détient quoi, la méfiance mutuelle a provoqué un sévère resserrement des liquidités.

Mais là aussi, la contraction du crédit n’était pas le seul problème. La question de la solvabilité se posait aussi. En effet, aux Etats-Unis aujourd’hui, des centaines de milliers, deux millions peut-être, de foyers sont insolvables et ne rembourseront pas leurs hypothèques. Près de soixante sociétés de crédits hypothécaires à risque ont également fait banqueroute.

De nombreuses entreprises du secteur de la construction flirtent elles aussi avec la banqueroute, ainsi que des fonds spéculatifs et d’autres institutions fortement endettées. Il faut même s’attendre à une progression des défaillances de paiement des entreprises américaines, en raison d’un accroissement très net des écarts entre obligations. Un allégement de la politique monétaire pourrait réinjecter des liquidités, mais il ne permettra pas de résoudre la crise de la solvabilité, pour deux raisons :

2. rd

Que faire ? Il paraît difficile d’inverser la tendance à la libéralisation des marchés financiers, mais leurs effets secondaires négatifs – dont le risque systémique plus élevé – requièrent une série de réformes.

Premièrement, davantage d’informations et de transparence sur les actifs complexes et leurs détenteurs sont nécessaires. Deuxièmement, les instruments financiers complexes doivent être échangés en bourse et non sur les marchés hors cotes. Ils doivent par ailleurs être standardisés de manière à donner naissance à des marchés secondaires des actifs pour ces instruments.

Troisièmement, une meilleure surveillance et réglementation du système financier mondial est indispensable, y compris une réglementation des institutions opaques ou fortement endettées comme les fonds spéculatifs et même les fonds souverains. Quatrièmement, le rôle des agences de notation doit être repensé, avec davantage de réglementation et de compétition entre elles. Enfin, le risque de liquidité doit être correctement évalué par des modèles de gestion du risque et tant les banques que les autres institutions financières doivent mieux évaluer et gérer ce risque. La plupart des crises financières sont déclenchées par un asynchronisme des échéances.

Ces questions fondamentales doivent être inscrites à l’ordre du jour des ministres des Finances du G7 pour prévenir une sérieuse réaction contre la mondialisation du système financier et pour minimiser le risque de graves conséquences économiques générées par la tourmente actuelle.

source : http://www.project-syndicate.org/commentary/roubini2/French


Responses

  1. La mondialisation et le Tiers-Monde, cocktail puissamment explosif…

    http://ysengrimus.wordpress.com/2008/05/01/le-capitalisme-se-deploie-sur-une-sphere-finie/

    Paul Laurendeau

  2. TOUT CELA ET VOULUE LA CRISE LES GUERRES LES MAGOUILLES POLITIQUES LES VIRUS LES SINISTRES CLIMATIQUES ET MEME LES ENERGIES LIBRE POUR FAIRE ENCORE PLUS DE FRIC DE POGNONS QUE SE SOIT LAFRIQUE OU CUBA QUE SE SOIT JFK OU TOUT LE RESTE TOUT CELA ET VOULUE POUR FAIRE DU FRIC DU POGNON COMME TOUJOUR LES VRAIS AMERICAINS ON ETE EXTERMINER PAR LES IMMIGRES LES PEAU ROUGE LES INDIENS LES SIOUX LES APACHES??ET TOUTE LES AUTRES TRIBUS PARKER DANS DES RESERVES EN 2010 VOILA LAMERIQUE DES JUIFS QUI NE PARLE JAMAIS DU PLUS GRAND GENOCIDE EUX LES INDIENS NETAIS PAS JUIFS ET ON NEN PARLE JAMAIS DANS LES MEDIAS AUDIOVISUEL ET ECRITS LES INDIENS DAMERIQUE VICTIMLES DES IMMIGRES ET EUX NE CULTIVE PAS LA HAINE ET LA VIOLENCE COMME LES JUIFS QUI DEPUIS LE ROI HERODE FONT LA GUERRE AUX ARABES ET QUANT ON IRAS SUR DAUTRES PLANETES LA GUERRE DES JUIFS ET DES ARABES VAS CONTINUER LES JUIFS ME DEGOUTE ILS SE CROIE TOUT PERMIS ET POURISSE LA PLANETE JAIS DES DOSSIERS SUR TOUT ET EN TOUT LA FINANCE LES ANGRAIS TOUT SE QUI ET CHIMIQUE ET PHARMACEUTIQUE LES DIAMANS LES VIRUS LE NUCLEAIRE ET DANS LADMINISTRATION AMERICAINE LES JUIFS SONT PARTOUT LA CIA LE FBI LA NSA EXETERAS LELECTRONQUE LINFORMATIQUE LA POLITIQUE ET GRACE AUX ORDINATEURS QUILS VANDENT DANS LE MONDE ILS SAVENT TOUT SUR TOUT LE FUTUR DE LA PLANETE A MOINS 800.D/G/F TOUT SE DESINETEGRE CET LARME ABSOLU QUI NE SERT 1 FOIS LA TERRE SERAS REDUITE EN POUSSIERES COMME A LORIGINE LE SOLEIL ET IL A EGALE DISTANCE DE LA TERRE VOUS ME FAITE PITIEE HUMAINS DEGENERER VOUS ETES DES ZOMBIES DIGNE DE TOUS VOS DIEUX DE LITTERATURE VOUS AVEZ PEUR DE TOUT ET DE TOUS MANIPULATION QUE TOUT CELA LES VRAIS AMERICAINS SONT LES INDIENS DAMERIQUE QUI SE TROUVE TOUJOUR DANS DES RESERVES EN 2010 LES NOIRS OU LES JUIFS NE VIVENT PAS DANS DES RESERVES EN 2010 NEST CE PAS LES ENERGIES LIBRE POURQUOIS LES GENS NE LES UTILISE PAS EN 2010 CET TOUJOUR LA DICTATURE DE SES LOBBYES DE LA FINANCES MONDIALISTE AMERICAINS JUIFS COMME AVEC LES ORDINATEURS ET LES MISES A JOUR DU DERNIER JOUR TESLA ET IL MORT EN PRISON COMME BEAUCOUP DAUTRES SAVANTS SONT MORT DANS LES PRISONS AMERICAINE POUR QUE LEURS THEORIES NE PUISSE SERVIR AUX GENS QUI VONT VOTER TOUTE LEURS VIES POUR SUBIR COMME LON FAIT LEURS PARENTS SES POLITIQUES POURIES QUI SE GOINFRE DE LARGENT DES CONTRIBUABLES COMME TOUJOUR ET APRES AVOIR DES RETRAITES DE MISERE COMME TOUJOUR VOILA LA VIES DES GENS EN 2010 LES GENS NE RELATIVISE PAS QUE NOUS SOMMES EN 2010 ET PLUS EN 1900 LE FUTUR DES GENERATIONS CET LA MEME EQUATION DE GENERATION EN GENERATION VOTER POUR SUBIR COMME VOS PARENTS ET SUR TOUTE LA PLANETE CET KIF KIF LES AGENTS DE LA CIA NON PAS ASSEZ D’INSTING TROP INSTALER DANS LE CONFORT DE LA ROUTINE A QUOIS SA SERT LA TECHNOLOGIE


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