Publié par : crise2007 | novembre 3, 2007

Maroc : Le déficit plus gros que les exportations!

Le déficit plus gros que les exportations!
 
· 95 milliards de DH contre 87

· Le taux de couverture tombe à 47,8% à fin septembre

Le pétrole qui flambe, le blé qui s’envole. Et les regards se braquent sur la compensation… Sur la balance commerciale aussi. Et la situation est tout aussi inquiétante. Car le déficit commercial poursuit sa descente aux enfers : avec une aggravation de 26,6% par rapport aux 9 premiers mois de l’année passée, il ressort à près de 95 milliards de DH à fin septembre. Pour le contrebalancer, l’argentier du Royaume pourra compter sur les fortes rentrées de devises à travers les recettes touristiques et les transferts MRE. Mais, à fin septembre, les 40,1 milliards de DH d’excédent que dégage le tourisme pour une recette globale de 45 milliards de DH (+10%) et les 41,1 milliards de DH rapatriés par les ressortissants marocains (+14,7%) ne comblent pas le déficit. Et le solde non couvert s’affiche à 13,8 milliards de DH. Il se creuse de 4 milliards par rapport à août. La faute aux importations qui continuent leur ascension et aux exportations qui rechignent à décoller. Les achats connaissent une croissance de 15,1% pour atteindre 182 milliards de DH. Tandis que les ventes atteignent à peine 87 milliards de DH. Elles gagnent 4,7% sur un ans. En conséquence, le taux de couverture continue de chuter et s’affiche à 47,8% à fin septembre, contre 52,6% pour la même période en 2006. Tous les groupes de produits à l’importation ont enregistré une hausse. La plus notable demeure celle des produits alimentaires. Ces derniers progressent de 47,5% et comptent pour près de 10% de nos importations à fin septembre. Céréales et plus généralement produits agricoles propulsent la croissance des achats. Notamment, pour le blé, l’Office des changes constate une hausse de 118,3% à 5,2 milliards de DH. L’explosion de cette facture est due à l’emballement des cours tout autant qu’à la progression en quantité des approvisionnements. Le prix moyen de la tonne de blé aura connu, à fin septembre, une augmentation de 37,3% s’établissant à 2.222 DH. Le volume d’achat s’inscrit, lui, en hausse de 59%. Maïs et orge ne sont pas en reste. Les achats en céréales ont, de fait, plus que doublé (105,3%) de janvier à septembre 2007, pour atteindre 8,45 milliards de DH. Ils pèsent donc pour 18,2% dans l’accroissement des importations. L’aggravation de la facture laitière est tout aussi préoccupante. Selon les dernières données disponibles, nos achats à fin août se sont renchéris de 160% à 444 millions de DH alors même que le volume importé augmente plus raisonnablement de 80%. La flambée du cours de lait en poudre sur les marchés internationaux ainsi que l’insuffisance de notre production y sont pour beaucoup.
Autant d’éléments qui ont fait du Ramadan une période éprouvante pour notre économie (cf. http://www.leconomiste.com).
Moins marquée, la croissance des produits énergétiques atteint 5,1% à 36,1 milliards de DH, à fin septembre. A noter toutefois la baisse de 5% touchant les achats de pétrole. Celle-ci est due à l’allégement du prix moyen de la tonne importée de 4,9% à 3.956 DH. Le volume d’achat demeurant quant à lui stable. Toutefois, l’effervescence entourant l’or noir sur les marchés internationaux devrait se ressentir sur la facture énergétique durant les mois prochains. Pour leur part, les produits finis d’équipement, renseignant sur l’effort d’investissement national, augmentent de 13,6% à près de 40,1 milliards de DH. Un accroissement allant de pair avec la progression des crédits à l’équipement de 11,8%, constaté par Bank Al-Maghrib pour les 9 premiers mois de l’année et qui s’élèvent à 71,5 milliards de DH.
Dans nos exportations, la part des phosphates et dérivés est portée à 19,4%, à fin septembre. Ces mêmes produits augmentent de 19,4% à 15,7 milliards de DH. Leur croissance s’accélère puisqu’ils gagnent plus de 6 points sur un mois. Parallèlement, les exportations hors phosphate ne progressent, elles, que de 2% à près de 70 milliards. Dans cette catégorie, les produits finis de consommation, première exportation du Maroc, s’établissent en hausse de 4% à 26,7 milliards de DH. A noter le bon comportement des produits d’équipement qui enregistrent la plus forte progression avec 14,3%. Les produits bruts d’origine animale continuent leur chute (-27,7%), tirés vers le bas par le repli des expéditions d’huile d’olives brute et raffinée (-86,7%).
Des exportations qui ne décollent donc manifestement pas. Qu’en coûtera-t-il pour le Maroc? Dans son étude pour «promouvoir la croissance et l’emploi», la Banque mondiale établit «le manque de diversification et de dynamisme des exportations marocaines». Il apparaît, en effet, dans le même rapport que les 10 premiers produits exportés représentent 80% de la totalité de nos exportations. Les différents accords de libre-échange n’y ont apparemment rien changé.Réda HARMAK

 source : http://www.leconomiste.com/article.html?a=81870

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Responses

  1. salut cava

  2. salut moi ayoub de casablanca et je suis un…….


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