Publié par : crise2007 | novembre 10, 2007

Après le subprime, les cartes de crédit?

Après le subprime, les cartes de crédit?

Le drame dans la crise du crédit qui secoue actuellement les marchés financiers et qui a réduit à néant les gains boursiers induits par la double détente monétaire de la Réserve fédérale US (Fed), c’est que personne n’est à même d’identifier clairement la réaction en chaîne qui est à l’œuvre sur le marché de la dette structurée.

(l’écho) – Jusqu’à présent, le maillon faible, les prêts hypothécaires US disposant de faibles garanties de crédit («subprimes»), était clairement identifié. Le contraire aurait été surprenant lorsqu’on sait que les saisies immobilières ont atteint, au deuxième trimestre, outre-Atlantique, un taux record en 35 ans de 0,65%. En outre, le pire est vraisemblablement à venir puisque, selon le Center for Responsible Lending, «deux tiers des créanciers hypothécaires en difficulté ne parviendront pas à assumer leur échéancier de remboursement». «Sur les 4 millions de ménages qui verront leur facture hypothécaire à taux variable s’accroître de 40% au cours des 18 prochains mois, près de 1,45 million seront, selon Mark Zandi, chef économiste de Moody’s Economy.com, contraints de faire défaut et perdre leur maison.»

Du coup, toutes les dettes stucturées incluant, notamment, des subprimes, et dont l’encours est estimé à près de 900 milliards de USD, risquent d’être confrontées à de nouvelles dépréciations d’actifs. Pour l’heure, les banques ont reconnu des dépréciations de l’ordre de 45 milliards de USD, mais la Fed fixe la barre beaucoup plus haut: à 100-150 milliards de USD.

Défauts sur carte de crédit

L’addition risque, cependant, de se corser encore davantage pour les investisseurs et véhicules financiers ayant joué la carte des dettes structurées.

Il semble, en effet, qu’une autre composante des dérivés de crédits, à savoir les dettes liées aux cartes de crédit, ait également du plomb dans l’aile. Ce marché, qui pèse tout de même près de 915 milliards de USD aux Etats-Unis, semblait jusqu’à présent épargné. La législation US est telle que les prêts sur carte de crédit tombent moins vite sous le coup d’un défaut de paiement que dans le cas des prêts hypothécaires. Les créanciers en difficulté disposant de revenus supérieurs au revenu moyen peuvent, en effet, bénéficier du chapitre 13 de la loi sur les faillites qui les autorise à étaler sur cinq ans les échéances relatives aux crédits non hypothécaires.

Le «stress» entourant les cartes de crédit était jusqu’ici d’autant moins élevé que les retards de paiement à plus de 30 jours sur ce type de créances est, selon la Federal Deposit Insurance, tombé à 7,04 milliards de USD au deuxième trimestre, contre 8,37 milliards de USD il y a deux ans. A choisir, les créanciers qui ne peuvent honorer leurs engagements financiers préfèrent faire défaut sur leur crédit hypothécaire et abandonner leur maison plutôt que de ne plus pouvoir bénéficier de leur carte de crédit.

Luc Charlier

source : http://www.lecho.be/mon_argent/article.asp?Id=3363934

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