Publié par : crise2007 | octobre 3, 2008

GEAB N°27 est disponible ! Pourquoi LEAP/E2020 maintient son anticipation du taux de change EURUSD à 1,75 pour la fin 2008

GEAB N°27 est disponible ! Pourquoi LEAP/E2020 maintient son anticipation du taux de change EURUSD à 1,75 pour la fin 2008

 

 

Contrairement à ce que la hausse vertigineuse du cours du Dollar par rapport à presque toutes les grandes devises depuis la fin Juillet 2008 pourrait laisser croire, LEAP/E2020 ne voit aucune raison pertinente pour modifier son anticipation du cours EURUSD pour la fin de cette année. Bien au contraire, comme décrites dans ce GEAB N°27, la nature et les conditions de l’immense manipulation du cours de la devise américaine orchestrée depuis la dernière semaine de Juillet 2008 par le Trésor américain, avec le soutien actif des « Primary Dealers » de la Fed, des banques centrales chinoises et probablement japonaises et européennes, a convaincu nos chercheurs que, outre son caractère éphémère, elle indiquait, du fait des conditions de sa mise en œuvre, une accélération de l’effondrement du système Dollar dans lequel nous vivons depuis 1945.

Depuis la fin Juillet 2008, les explications n’ont pas manqué pour tenter d’expliquer le fantastique rebond de la devise américaine par rapport à toutes les grandes devises mondiales. Elles se sont souvent focalisées sur le taux EURUSD qui est en effet devenu de facto le baromètre par excellence de la fin de l’ère Dollar. Avec attention, nos chercheurs ont analysé toutes ses explications pour arriver à une conclusion très simple : il est apparu que les 3 principales n’avaient aucun fondement mis à part les attentes, intérêts ou obsessions de ceux qui les formulaient ( [1]), ou elles ne permettaient pas d’expliquer à elles seules un mouvement aussi général et brutal de la devise américaine.

Ci-dessous notre équipe présente deux analyses de ses explications sur les trois développées dans le GEAB n°27.

1° explication : « L’économie mondiale est désormais touchée par la crise et cela provoque donc une fuite vers la qualité »

Il est certain que la majorité des investisseurs et opérateurs financiers mondiaux ne se sont rendu compte qu’au cours de cet été que l’Europe, l’Asie et les marchés émergents en général seraient également touchés par la crise (« Le monde plonge au cœur de la phase d’impact de la crise » comme avait titré LEAP/E2020 en Juin dernier). Ils avaient commis l’erreur habituelle de croire les communiqués des différents dirigeants de ces pays qui affirmaient, comme toujours, que tout irait pour le mieux… jusqu’à ce qu’ils soient obligés de constater le contraire. Certes ce phénomène implique un certain nombre de conséquences pour certaines devises de la planète, mais certainement pas toutes simultanément étant donné que les conditions sont très différentes entre le Royaume-Uni, la zone Euro, la Chine, le Japon ou l’Australie par exemple. Et surtout, devant l’évidente succession de très mauvaises nouvelles venues des Etats-Unis (la nationalisation de Fanny Mae et Freddy Mac va ainsi accroître substantiellement la dette publique américaine déjà gigantesque), l’économie US peut être décrite de nombreuses manières mais certainement pas comme un refuge de « qualité », comme la faillite de Lehman Brothers vient de le démontrer à nouveau. D’ailleurs, la suite de l’explication de cette manipulation du cours du Dollar montrera que c’est précisément le contraire de la « qualité » qui est à l’origine de cette opération.

Et de toute manière, la prise en compte d’un facteur nouveau par les marchés n’implique pas un processus linéaire, généralisé durant plusieurs semaines consécutives sans interruption. La fameuse « main invisible du marché » est moins lourde et moins déterministe. Cette explication a donc été jugée très insuffisante pour expliquer l’ampleur des mouvements depuis fin Juillet ; et totalement non pertinente pour justifier la durée et la linéarité du processus.

 

 

Evolution de la dette des Etats-Unis corrigée de l’inflation (en Dollars de l’an 2000) – Source : US National Debt Clock

2° explication : « Les Etats-Unis sont entrés avant le reste du monde dans la récession donc ils en sortiront plus tôt »

Par politesse, nous préférons ne pas citer les médias réputés qui, sur toute la planète, ont repris cette « explication », car, à un tel niveau d’aberration, on touche au mensonge délibéré ou bien à la stupidité pure et simple. En effet, ce qui est désormais certain aux yeux de la grande majorité des acteurs financiers et économiques, c’est que les Etats-Unis sont entrés dans une grave récession sur fond d’implosion de leur système financier du fait de la crise des « subprimes » et de ses conséquences ( [2]). Ce qui est probable aux yeux du plus grand nombre dorénavant, c’est que l’Europe, l’Asie et le reste du monde vont être également touchés à des degrés divers par un ralentissement économique significatif. LEAP/E2020 a déjà décrit en détail l’évolution en cours et à venir de ce processus et ce n’est pas le moment d’y revenir ici. Ce qui est tout aussi certain aux yeux de la majorité des acteurs, c’est qu’à part le Royaume-Uni et l’Espagne à un niveau nettement moindre, aucun pays majeur n’est affecté par une multiplicité de crises (immobilière, financière, bancaire, économique, monétaire, militaire,…) comme les Etats-Unis, dont personne ne connaît exactement bien entendu la fin. En l’occurrence, cette « explication » consiste à essayer de faire croire que le monde entier s’est mis à parier que les Etats-Unis auraient une crise moins forte, ou au pire pas plus forte, que l’ensemble du reste du monde et qu’elle n’affecterait pas plus ce pays, ni plus durablement que le reste du monde. Et que, comme un seul homme, tous ces opérateurs se sont précipités pour acheter des Dollars US et vendre les autres devises, y compris les jours où le Dow Jones perdait 300 points du fait de très mauvaises nouvelles économiques. Ces mêmes opérateurs mondiaux ont donc un comportement très singulier : ils croient au Dollar mais vendent leurs valeurs rattachées à l’économie US ! Ils sont persuadés que l’économie US va aller mieux plus tôt que les autres, et donc ils vendent les parts de cette économie qu’ils détiennent pour acheter de la devise US. A ce stade de dérèglement comportemental, ce n’est plus de la stupidité, c’est de la folie. Ou bien c’est une fuite en avant désespérée, donc éphémère et signe de très graves problèmes à venir pour le Dollar et les actifs libellés en USD. Nous allons voir plus loin que c’est bien sur ce phénomène que la manipulation s’est greffée. Toujours est-il que cette « explication », des Etats-Unis « sortant avant les autres de la crise parce qu’ils y sont entrés plus tôt » n’a évidemment pas convaincu du tout notre équipe.

 

Impact des crises financières récentes sur les banques d’affaires (Bleu foncé : Durée, Bleu clair : Intensité) – Sources : Morgan Stanley / Oliver Wyman

Dans ce GEAB n°27, notre équipe détaille donc le mécanisme de cette manipulation massive des cours du Dollar par les autorités américaines et chinoises, tout en anticipant les conséquences désastreuses de cette opération qui n’a contribué qu’à accélérer tous les processus de désintégration du système financier américain et mondial déjà en cours. La panique règne désormais à Washington (et New York) comme à Pékin et les conséquences deviennent très prévisibles pour nos chercheurs à l’horizon des douze mois à venir. Les conseils opérationnels et recommandations stratégiques de LEAP/E2020 sont d’ailleurs là pour aider à se prémunir contre le plein impact de cette crise. On assiste à un « direct hit » sur le système financier global et il est nécessaire de comprendre qui va être le prochain occupant de la Maison Blanche à un moment aussi crucial de l’histoire des Etats-Unis et du monde, surtout que pour l’équipe LEAP/E2020 son nom ne fait pas mystère puisque le résultat est déjà programmé. C’est dans le GEAB n°28, en Octobre prochain, que LEAP/E2020 mettra à jour son calendrier anticipatif annuel de la crise systémique globale, tout en développement ses analyses sur la zone Euro, la Russie et l’Asie.

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Notes:

(1) Et dans le domaine des devises où se mêlent spéculation, histoire, nationalisme et géopolitique, les obsessions sont nombreuses.

(2) Il ne se passe désormais plus une seule semaine sans qu’au moins une banque, grande ou petite, tombe en faillite. Et le gouvernement américain est obligé de prendre à son compte des pans entiers de l’économie financière comme l’a montré la nationalisation de Fanny Mae et Freddy Mac, et la faillite de Lehman Brothers.

 

source : http://www.leap2020.eu/GEAB-N-27-est-disponible-!-Pourquoi-LEAP-E2020-maintient-son-anticipation-du-taux-de-change-EURUSD-a-1,75-pour-la-fin_a2092.html?PHPSESSID=e37de14944925abaf165cab66ced874a


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