Publié par : crise2007 | octobre 3, 2008

Six mois décisifs pour éviter une récession mondiale : Cinq conseils stratégiques pour les banques centrales, gouvernements et autres institutions de contrôle

Six mois décisifs pour éviter une récession mondiale : Cinq conseils stratégiques pour les banques centrales, gouvernements et autres institutions de contrôle

Extrait GEAB N°26 (15 juin 2008)

03/10/2008

 

 

L’article ci-dessous est paru le 15 juin 2008 dans le GEAB N°26 :

Comme le soulignent nos anticipations développées dans ce numéro 26 du Global Europe Anticipation Bulletin (et des précédentes éditions du GEAB), les six mois à venir vont être déterminants pour la suite de la crise systémique globale. Et malgré le caractère désormais inéluctable du plongeon dans la phase d’impact de la crise au cours des six mois à venir, les banques centrales, gouvernements et autres institutions de contrôle gardent encore la possibilité de limiter en partie les conséquences les plus négatives de la crise en cours. Mais, selon nos chercheurs, il y a urgence ; car si ces actions préventives ne sont pas initiées d’ici la fin 2008, elles ne permettront pas de limiter la profondeur de la plongée du monde dans cette crise systémique, et accroîtront alors la durée, l’ampleur et l’impact de la crise. Notamment, mais ça n’est bien entendu pas le seul effet, elles ne pourront pas jouer un rôle de modérateur de la panique collective qui va caractériser les acteurs financiers, économiques et sociaux d’ici la fin 2008 face à ce qui sera alors perçu comme une impuissance totale des autorités sur le développement de la crise. Le capital confiance des dirigeants mondiaux est désormais presque intégralement dilapidé. Il est urgent de le reconstituer par des actions lisibles, d’envergure et assurées d’avoir un impact macro et micro économique, faute de quoi le pire deviendra certain, c’est-à-dire l’effondrement du système financier mondial. LEAP/E2020 souhaite mettre ici l’accent sur cinq type d’actions qui nous paraissent nécessaires (et probablement suffisantes) pour limiter la durée et l’ampleur de la crise systémique globale et reconstituer ce « capital confiance » des banques centrales, gouvernement et institutions de contrôle.

Ces cinq conseils stratégiques s’appliquent à l’ensemble des grandes régions de la planète, même s’ils sont bien entendu modulables selon les régions. Quatre d’entre eux peuvent donc constituer une véritable réponse globale à une crise globale ; le cinquième n’est pas vraiment un conseil, mais plutôt un résumé des réactions des principales entités politico-économiques mondiales si les quatre mesures précitées ne sont pas mises en oeuvre. Ce sera alors le « chacun pour soi » si la possibilité d’une réponse globale, tentative collective de traverser l’effondrement du système hérité de 1945, apparaît totalement hors de portée ; avec à la clé, une formidable aggravation des conséquences pour les Etats-Unis en particulier.

A. Deux mesures d’urgence à mettre en oeuvre dès l’été 2008

1. Une hausse des taux d’intérêt d’ici la fin 2008 pour éviter la globalflation galopante

2. La mise en oeuvre d’un programme de transparence des CDS et autres OTC

B. Deux mesures à initier durant le deuxième semestre 2008

3. Un plan politique de relance globale de 5.000 milliards Euros sur cinq ans via la construction d’infrastructures, financé par l’emprûnt

4. La création d’un panier de monnaie pour déterminer le prix de l’énergie (et du pétrole en particulier)

C. Un « sauve qui peut » généralisé si les deux premières mesures ne sont pas mises en oeuvre d’ici la fin de l’été 2008

5. Un sauvetage d’urgence de chaque région qui le peut face à la rupture du système financier mondial



A. Deux mesures d’urgence à mettre en oeuvre dès l’été 2008

1. Une hausse des taux d’intérêt d’ici la fin 2008 pour éviter la globalflation galopante

Si, d’ici la fin 2008, les anticipations des acteurs économiques en ce qui concerne l’inflation mondiale n’ont pas été maîtrisées, nous allons assister à l’accélération d’une « globalflation » qu’aucune banque centrale ne sera plus en mesure de contrôler. Et dans plusieurs régions du monde (Etats-Unis, périphérie UE, Asie, …), cette « globalflation » se cumulera avec la récession en cours pour donner naissance à une « globalrecessflation », ou dit en termes plus classiques, une grande dépression socio-économique mondiale à tendance inflationniste. Psychologiquement, le rôle des banques centrales est essentiel pour casser ces anticipations inflationnistes, mais elles ont là aussi (comme en ce qui concerne les autres mesures) besoin des dirigeants politiques pour agir efficacement et veiller à ne pas stimuler ces mêmes anticipations inflationnistes.

Aujourd’hui, cette politique ne peut s’organiser qu’autour de la BCE qui est incontestablement (et involontairement) devenue la plus puissante banque centrale de la planète puisque la Réserve Fédérale américaine est complètement paralysée, prise entre le marteau de la baisse du Dollar et l’enclume de la récession économique US. Comme le montrent les tentatives actuelles des autorités américaines (Fed comprise) pour essayer de sauver le Dollar, l’impulsion doit venir de l’extérieur. Ce sont en effet les craintes de voir les Chinois, les Japonais et les pays du Golfe abandonner le dollar à son sort qui poussent Washington à annoncer son intention de renverser la politique de baisse des taux poursuivie depuis près d’une année maintenant. Mais, cette pression est encore insuffisante du fait des résistances internes aux Etats-Unis (elle reste au niveau des déclarations d’intention). A l’initiative de la BCE, les autres grandes banques centrales mondiales (notamment asiatiques), et les dirigeants politiques de ces pays, doivent clairement pousser leurs homologues américains à entamer une remontée des taux pour casser les anticipations inflationnistes [1]. Ce faisant, ils rendront un immense service aux Américains en leur évitant d’avoir à faire face, isolés, quelques mois plus tard à l’effondrement du Dollar et à une remontée consécutive des taux d’intérêt US vers des niveaux à deux chiffres pour sauver ce qui sera possible de leur devise et de leur crédit.

Si cette mesure collective, à l’échelle globale, n’est pas mise en oeuvre d’ici la fin de l’été 2008, alors chaque région, hors Etats-Unis, devra mettre en place au plus vite les actions de sauvegarde développées au point 5.

2. La mise en oeuvre d’un programme de transparence des CDS et autres OTC

La crise des subprime sera considérée comme un simple « détonateur » d’ici la fin 2008 si la crise des CDS (« Credit Default Swaps », ou contrats financiers bilatéraux) et autres OTC (Over-The-Counter, « de gré à gré »), actuellement en gestation avancée, n’est pas canalisée.

Comme l’équipe de LEAP/E2020 a déjà eu l’occasion de l’expliquer dans des numéros précédents, les montants représentés par les CDS, 45.000 milliards de Dollars US, sont à comparer aux maigres 1.000 milliards de Dollars US du montant des « subprime » américains (estimation 2007). En outre, loin d’être concentrés aux Etats-Unis et dans quelques établissements financiers mondiaux, les CDS sont littéralement partout dans le système financier mondial et affecteraient directement les centaines de milliers de co-contractants que sont les entreprises sur toute la planète. Autant dire que la crise des CDS qui s’annonce pour le semestre à venir aura une toute autre ampleur que ce qu’on a connu depuis l’été 2007. C’est d’ailleurs autant pour sauver JP Morgan Chase d’une déconfiture totale sur les CDS dans le cas d’une faillite de Bear Stearns que pour sauver Bear Stearns que la Fed a imposé le rachat du second par le premier [2]. Il est donc vital pour le système financier mondial d’encadrer au plus vite le processus d’explosion du marché des CDS qui est déjà en cours, avant qu’il ne devienne visible à tous et n’entraîne les faillites de grands établissement financiers et la panique mondiale corollaire. Il faut garder à l’esprit que contrairement à la première étape de la crise (celle des « subprime »), on entre désormais dans une phase où les banques risquent d’être « trop grosses pour être sauvées » et non plus « trop grosses pour ne pas être sauvées ».

 

La pyramide inversée des liquidités mondiales – Sources : Banque des Réglements Internationaux / Independent Strategy

Pour canaliser la crise en cours des produits dérivés, il est donc urgent de mettre en oeuvre quatre règles simples :

a. obliger les établissements financiers à identifier clairement leurs risques sur les produits dérivés et à les rendre publics chaque trimestre

b. interdire pour les deux ou trois années à venir la titrisation des prêts immobiliers supérieurs à 50% du prix d’achat

c. renforcer les pouvoirs des organes de contrôles internes et externes sur les produits dérivés et les évaluations des risques (en matière d’évaluation du risque, il est essentiel de s’appuyer sur des séries de longues durées et non pas seulement sur les quelques années précédentes [3])

d. former les dirigeants et l’encadrement aux processus d’anticipation et à l’émergence des risques imprévus.

Si cette mesure collective, à l’échelle globale, et en particulier aux Etats-Unis, n’est pas mise en oeuvre d’ici la fin de l’été 2008, alors chaque région, hors Etats-Unis, devra mettre en place au plus vite les actions de sauvegarde développées au point 5.

B. Deux mesures à initier durant le deuxième semestre 2008

3. Un plan politique de relance globale de 5.000 milliards Euros via la construction d’infrastructures sur cinq ans, financé par l’emprûnt

Il faut lutter contre la tendance désormais bien établie d’une récession globale. Les Etats-Unis sont déjà en récession ; la périphérie de l’Union européenne est en train d’entrer en récession ; et l’Asie va être projetée dans la récession d’ici la fin 2008. L’Amérique latine et l’Afrique ne pourront manquer d’y être entraînées aussi ou pour le moins de connaître une stagnation. Pourtant, chacune de ces régions connaît d’immenses besoins en infrastructures collectives, alors que d’autres parties de la planète (états pétroliers notamment) ne savent plus comment utiliser leurs réserves financières. Le monde entier est sur le point de s’arrêter brutalement de financer les déficits américains. Il faut organiser ce processus et lui trouver une alternative faute, là encore, de précipiter le système financier et économique mondial dans le chaos.

L’Union européenne a besoin de vastes réseaux d’infrastructures trans-européennes pour améliorer l’organisation de son territoire et servir au mieux ses 500 millions de citoyens, ainsi que les connections avec ses voisins russes, turques et maghrébins. Ces projets sont déjà identifiés et n’attendent que les financements pour être réalisés, avec un montant estimé à 379 Milliards d’Euros [4].

Les Etats-Unis souffrent d’un sous-investissement chronique depuis plus de 30 ans en matière d’infrastructures. Là aussi les besoins sont connus et seuls les financements manquent, à savoir 1.600 milliards USD sur 5 ans d’après l’American Society of Civil Engineers. Par ailleurs, les Etats-Unis doivent, plus qu’aucun autre pays, sortir rapidement de leur situation d’inefficacité énergétique ce qui va exiger d’immenses investissements collectifs.

Les pays asiatiques, Chine en tête, souffrent d’une grave pénurie d’infrastructures modernes. Là aussi les besoins sont aisément identifiables. Ce sont les financements qui manquent.

L’Amérique latine souffre des mêmes maux et a entrepris avec l’Unasur (Union des Nations Sud-Américaines, lancée en Mai 2008) de lancer de vastes programmes d’infrastructures à l’échelle du continent (500 projets pour un montant de 68 Milliards USD) [5].

L’Afrique également a un besoin immense d’investissements dans ce domaine.

Parallèlement, les pays pétroliers, les fonds souverains, ne savent plus où investir leurs immenses réserves en devises. En effet, ces fonds souverains se méfient désormais du Dollar, des Bons du Trésor US, de Wall Street et de la City, et de l’ensemble des placements financiers qui ont permis ces dernières décennies le recyclage des pétrodollars. Sans porte de sortie vers l’économie réelle, ces gigantesques masses monétaires vont tout simplement alimenter la « globalflation ».

Les banquiers centraux, les gouvernements et les institutions internationales doivent donc, d’ici la fin 2008, organiser le lancement d’un vaste programme mondial de construction d’infrastructures, intégrant bien entendu l’amélioration de l’efficacité énergétique, financé par l’emprûnt, notamment dans les devises en hausse (Euros, Yuans, Yens) et garanti au niveau mondial par les institutions internationales et les principaux gouvernements.

Pour les Etats-Unis, qui sont exsangues financièrement, ce plan pourrait prendre la forme d’un prêt garanti par les Européens et les Asiatiques, en attendant que le pays sorte de sa « Très Grande Dépression », une sorte de Plan Marshall à rebours.

Sans une telle initiative à l’échelle planétaire, le ralentissement économique globale se transformera en 2009 en une récession mondiale ; et l’inflation continuera son accélération.

 

Réseaux Trans-Européens de Transport – Source : Commission Européenne

4. La création d’un panier de monnaie pour déterminer le prix de l’énergie (et du pétrole en particulier)

Le Dollar comme devise unique des transactions pétrolières, c’est déjà fini. Comme notre équipe l’a anticipé dès le début 2006, de la Russie à l’Iran, en passant par le Venezuela et bientôt les pétromonarchies du Golfe, partout les producteurs de pétrole accélèrent la diversification de leurs transactions hors de la devise américaine. La question n’est donc plus de savoir « si le Dollar perdra son statut de devise unique des transactions pétrolières », mais de savoir « si cette évolution va se dérouler de manière totalement chaotique » comme c’est le cas actuellement, ou bien « si elle va être organisée ». Pour LEAP/E2020, la réponse est bien entendu évidente. Il faut organiser cette évolution car son processus chaotique est en partie responsable des hausses brutales du prix de l’énergie et contribue donc directement à l’instabilité générale de notre planète.

Il est tout aussi évident pour nos chercheurs qu’il ne faut absolument pas que l’Euro se substitue au Dollar US. Deux raisons militent en ce sens :

. d’une part, être la monnaie unique de l’énergie est une malédiction à long terme, comme on le voit aujourd’hui avec les Etats-Unis, car elle entraîne le pays concerné sur le chemin de la facilité et du refus des adaptations nécessaires aux évolutions du monde, créant de facto les conditions de graves crises futures pour le pays et ses partenaires.

. d’autre part, pour les producteurs d’énergie eux-mêmes, cette simplicité apparente est porteuse de problèmes à moyen et long terme, en entraînant leur dépendance vis-à-vis d’un seul pays et d’une seule économie.

Donc ni les Européens ni les pays producteurs d’énergie n’ont intérêt à faire de l’Euro le successeur du Dollar. En revanche, il apparaît à notre équipe que tout le monde a un intérêt évident à faire reposer le prix de l’énergie, et du pétrole en particulier, sur un panier de monnaies afin de mieux refléter la réalité de l’économie mondiale et du marché de l’énergie. Ce panier de monnaies pourrait être composé des monnaies des principales économies de la planète (Euro, Dollar, Yen, Yuan, Real,…) et des principaux producteurs d’énergie (Rouble, future monnaie commune du Golfe,…), avec un processus de rééquilibrage tous les dix ans.

Pour LEAP/E2020, sans une telle initiative d’ici le début 2009, l’intrication des crises du Dollar et du prix du pétrole va entraîner, non seulement une aggravation de la crise économique mondiale mais également, une augmentation du risque de conflits armés autour de l’enjeu énergétique.

 

Excédents des pays exportateurs de pétrole – Source : OCDE

C. Un « sauve qui peut » généralisé si les deux premières mesures ne sont pas mises en oeuvre d’ici la fin de l’été 2008

5. Un sauvetage d’urgence de chaque région qui le peut face à la rupture du système financier mondial.

LEAP/E2020 est convaincu que si les deux premières mesures ne sont pas mises en oeuvre d’ici la fin de l’été 2008, le plongeon au coeur de la crise systémique globale se fera dans les pires conditions possibles pour l’ensemble de la planète. Dans ces conditions, et par un jeu paradoxal de causes et conséquences simultanées, le système financier mondial s’effondrera puisque chaque grand acteur du système choisira d’essayer de se sauver seul, ou en partenariat avec seulement quelques autres acteurs, au détriment de l’ensemble du système. Déjà aujourd’hui, notre équipe peut constater combien les banques centrales agissent de moins en moins de concert, et combien les détenteurs de grandes réserves en Dollars s’observent pour être certains de ne pas être le dernier à rester « coincé dans le piège Dollar ». Si les mesures d’urgence que nous indiquons ne sont pas mises en oeuvre d’ici la fin de l’été, nous allons donc assister à un « sauve qui peut » généralisé, tant de la part des acteurs privés que publics. On pourrait dire que l’été 2008 représente la dernière chance de gérer de manière organisée l’effondrement du système dont nous avons hérité de l’après-1945.

Dans ce cas de figure, l’Union européenne, et en premier lieu l’Euroland, prendra les mesures nécessaires pour réduire au strict minimum nécessaire son exposition à l’effondrement de l’économie réelle américaine et du Dollar. Le Royaume-Uni, qui est lui-même entraîné dans la crise américaine, ne sera plus du tout en mesure d’empêcher les Européens de prendre ces mesures radicales, à savoir une politique de la BCE totalement non concertée avec Washington, une substitution du Dollar par l’Euro dans les achats énergétiques européens (incluant le renforcement rapide des liens énergétiques avec la Russie), la mise en place de processus de concertation monétaire et financière privilégiée avec la Chine et le Japon, la limitation des opérations et flux financiers avec la zone Dollar pour limiter les conséquences de la crise des produits dérivés, parallèlement à la mise en place de procédures règlementaires contraignantes sur l’ensemble du marché des produits financiers dérivés. Les pays asiatiques, qui sont déjà en train de mettre en place leur recentrage économique, commercial et financier sur leur propre région, accélèreront cette évolution tout en se dégageant rapidement et brutalement du Dollar US, des Bons du Trésor et autres actifs libellés en Dollars. Les pays du Golfe abandonneront d’ici la fin 2008 leur peg Dollar, accélérant eux aussi la baisse de la devise US et l’accroissement du déficit commercial américain (du fait de l’appréciation corollaire du prix du pétrole en Dollar).

 

 

Source : British Petroleum, 2007


 

[1] L’équipe de LEAP/E2020 est convaincue qu’il est également nécessaire de maîtriser la création monétaire pour maîtriser durablement les risques inflationnistes et que les banques centrales doivent cesser de laisser exploser les masses monétaires. Mais à court terme, l’essentiel est d’adresser un signal visible afin d’avoir un impact sur la psychologie des acteurs économiques. Et seuls les taux d’intérêts peuvent convoyer ce message. L’action sur les masses monétaires doit être conduit en arrière-plan.

[2] Comme JP Morgan Chase est le premier opérateurs mondial de CDS (avec 8000 milliards d’exposition notionnelle), une faillite de Bear Stearns, qui est le second opérateur mondial de ces produits (avec 2700 milliards d’exposition notionnelle), aurait provoqué une tempête gigantesque sur le marché des CDS et entraîné JP Morgan Chase également vers la faillite. Une fois encore à Wall Street, les apparences sont loin d’être le reflet de la réalité : celui qui fut sauvé (provisoirement) n’est pas nécessairement celui qu’on veut faire croire. Source : Stockbuzz/Reuters 11/06/2008

[3] On le voit clairement aujourd’hui aux Etats-Unis avec des évolutions du marché de l’immobilier qui s’apparentent à celle des années 1920/1930.

[4] Source : European Federation for Transport and Environment 16/04/2008

[5] Source : Le Monde 12/06/2008

 

 

SOURCE : http://www.leap2020.eu/Six-mois-decisifs-pour-eviter-une-recession-mondiale-Cinq-conseils-strategiques-pour-les-banques-centrales,_a2164.html


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