Publié par : crise2007 | octobre 9, 2008

SEQUENCE 2 – L’effondrement boursier en particulier en Asie et aux Etats-Unis : De – 60% à -30% en deux ans, pour les bourses, selon les régions du monde (4° Trimestre 2007 – 1° Trimestre 2009)

SEQUENCE 2 – L’effondrement boursier en particulier en Asie et aux Etats-Unis : De – 60% à -30% en deux ans, pour les bourses, selon les régions du monde (4° Trimestre 2007 – 1° Trimestre 2009)

– Extrait GEAB N°18 (15 octobre 2007) –

 

 Si vous étiez abonnés au GEAB, vous auriez lu ce qui suit dès le 15 octobre 2007:

Les marchés financiers américains et asiatiques battent de nouveaux records. Le fait que les nouveaux records de Wall Street, calculés en Dollars US, ne compensent même pas la perte simultanée de valeur de la devise américaine par rapport aux principales monnaies mondiales ne semblent pas perturber les analystes qui n’en sont plus à ce détail près visiblement

Tableaux comparatifs des évolutions du Dollar Index et de l’indice boursier DowJones. 2000 – 2007 / Source : Stockcharts
Bien entendu, on assiste à une frénésie spéculative sur les marchés émergents, Asie en tête, qui sont censés traverser la récession américaine en cours sans en être affectés le moins du monde.
Parallèlement, les statistiques officielles américaines (chômage, inflation) viennent au secours d’une Fed qui ne peut plus baisser ses taux faute de voir le dollar s’écrouler, en attendant de devoir les remonter pour tenter de prévenir les flux de capitaux hors des Etats-Unis. Récession + dollar en chute libre + taux faible ne sont en effet pas une très bonne recette pour financer d’immenses déficits publics et privés.
Capitalisation boursière globale par région du monde – Juin 2007 – Source S&P/Citigroup Global Equity Index
 
Même si Wall Street ressemble de moins en moins à une bourse d’économie de marché et de plus en plus à une institution d’économie dirigée (1) avec la multiplication des institutions et instruments destinés à l’empêcher de baisser (à la Plunge Protection Team s’ajoute maintenant par exemple le pool « Paulson »des banques US destiné à racheter les actions en cas de forte baisse), pour l’équipe LEAP/E2020 les marchés financiers vont connaître une chute historique au cours des 18 prochains mois.
Les marchés émergents vont être les premiers à s’effondrer car ils constituent une bulle dans laquelle les fonds spéculatifs tentent de trouver de nouvelles sources de profit.
Comme on le constate sur le graphique ci-dessous,
ils représentent une très faible part de la capitalisation boursière mondiale (environ 10%) et sont donc extrêmement sensibles aux chocs, même de faible envergure, affectant la planète boursière.
Entre ralentissement économique mondial, récession US, crise financière globale et instabilité géopolitique, l’avenir de ces marchés pour les 18 mois à venir est tout tracé, en l’occurrence vers le bas, avec probablement une perte finale supérieure à 50% de la valeur actuelle.

Pour ce qui est des marchés principaux, les évolutions sont également orientées à la baisse pour les mêmes raisons. Cependant, hors Etats-Unis, LEAP/E2020 estime que cette baisse sera plus forte au Japon et au Royaume-Uni car ces économies dépendent fortement du marché américain et sont très exposées à la baisse de valeur des actifs américains (cf. GEAB N°17). L’ampleur de la baisse peut atteindre 50% sur 18 mois.

Pour ce qui est de la zone Euro, LEAP/E2020 pense que sa moindre exposition à plusieurs des facteurs précités, la taille de son marché intérieur et la solvabilité de ce dernier (par opposition à l’insolvabilité croissante du marché US) ainsi que ses fortes positions à l’exportation devraient lui permettre de limiter la baisse autour de 30%.

En ce qui concerne les Etats-Unis, l’évolution même du fonctionnement de Wall Street laisse notre équipe perplexe. Si le jeu du marché joue normalement, c’est à une baisse de 50% à 60% des principaux indices qu’on devrait assister d’ici début 2009. Mais, du fait de l’interventionnisme croissant des autorités américaines sur les cours des bourses américaines à cause notamment de la dépendance croissante des ménages américains aux revenus boursiers (suite à la fin de la bulle immobilière et à la récession en cours), et en fonction des possibles évolutions politiques envisagées par LEAP/E2020 du fait de la « Très Grande Dépression US », le pronostic est plus difficile. On pourrait en effet avoir une limitation à 30% de la baisse sur fond d’interventionnisme pour cause d’ « intérêt national », d’autant plus que la crise financière actuelle se prête aisément à des processus de manipulations de cours. Ainsi, pendant plusieurs jours (voire plusieurs semaines) au cours du choc d’Août dernier, une majorité d’investisseurs ont été dans l’impossibilité d’avoir la moindre information sur la valeur exacte de leurs placements. Le tableau ci-dessous qui indique le pourcentage de personnes ayant rencontré cette difficulté à Wall Street en Août dernier est édifiant. Il est compilé à partir de sondages par John J. Xenakis de Generational Dynamics.


Corporate bonds 62%
Commerical mortgage-backed securities 63%
High-yield bonds 65%
Mortgage-backed securities 66%
Leveraged loans 69%
Collateralized loan obligations 78%
Asset-back securities 82%
CDOs / Structured credit 83%


———-
Notes:

(1) « The invisible hand of (of the US government) in financial markets », Financial Sense, 04/2005


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