Publié par : crise2007 | octobre 18, 2008

Crise bancaire : comment l’Europe a été prise en otage par la City

Crise bancaire : comment l’Europe a été prise en otage par la City ?

 

 

15 octobre 2008 (Nouvelle Solidarité) – Toute la presse financière annonce fièrement la liste des pays (Etats-Unis, Allemagne, Islande, France, Italie, etc.) qui se seraient inspirés du plan du Premier ministre britannique Gordon Brown, soudainement converti aux « nationalisations partielles », surtout de nature à préserver le rôle de la City de Londres en tant que capitale de la finance mondiale pour les « générations à venir ».

En ce qui concerne le plan de sauvetage des banques, à part rendre disponible des liquidités conséquentes, le gouvernement de sa majesté prendra des actions préférentielles dans les plus grandes banques anglaises. Il mettra notamment 20 milliards de livres dans la Royal Bank of Scotland (RBS) pour en devenir l’actionnaire principal et majoritaire.

Première remarque : le zèle excessif à vouloir « imiter » les Anglais s’explique peut-être plus simplement par un désir élémentaire de survie devant la surenchère darwinienne provoquée dans le reste du monde par le plan de sauvetage anglais.

Le Monde du 15 octobre remarque que « les recapitalisations massives intervenues dans le secteur bancaire, aux Etats-Unis et en Europe, ont créé de nouvelles références de marché. Les investisseurs en Bourse pourraient bien s’intéresser en priorité aux établissements les mieux dotés en capital. »

Il faut savoir que le taux de solvabilité des banques françaises est supérieur à 8%, un niveau jugé très confortable par les autorités de tutelle. En plus, selon la Banque de France, celui des banques britanniques [supérieur à 9%] « se mesure différemment ».

Un analyste d’UBS affirme que « les prochaines semaines seront décisives. Si le marché décide que la référence en matière de solvabilité est à plus de 9% comme en Grande Bretagne, toutes les banques européennes devront suivre, les banques françaises mais aussi italiennes, espagnoles, etc. »

Ces nouvelles exigences représenteraient une forte contrainte pour les grandes banques, notamment françaises, qui se retrouveraient alors en déficit de capital de plusieurs milliards d’euros chacune…

 

source : http://www.solidariteetprogres.org/article4693.html


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