Publié par : crise2007 | novembre 8, 2008

Les fonds souverains font trembler l’Europe

Les fonds souverains font trembler l’Europe

 

 

Ils sont présents dans de nombreuses activités, et leur valeur est estimée à 3 000 milliards de dollars
Ces fonds sont pour l’essentiel originaires du Golfe et d’Asie
C’est surtout la naissance de fonds chinois et russes qui inquiète l’Occident et surtout l’Europe.

 

page_image Ils font l’objet d’interrogations, parfois de polémiques. «Ils», ce sont les fonds souverains, peu connus du public il y a quelques années, mais que la crise financière internationale a mis au-devant de l’actualité.

Avec leur montée en puissance mais en même temps leur rôle stabilisateur (ils investissent sur un horizon exceptionnellement long) dans une économie mondiale menacée, les Européens en particulier affichent vis-à-vis de ces fonds des attitudes variées, allant de la méfiance non dissimulée à l’acceptation presque contrainte.

Il y a quelques jours, le Président français Nicolas Sarkozy, qui préside pour six mois l’Union européenne, avait déclaré à Strasbourg (siège du Parlement européen), à propos de la crise financière : «Il ne faut pas que nos citoyens se réveillent demain en constatant que nos entreprises ont été acquises à vil prix par des capitaux étrangers».

Et de proposer la création de fonds souverains nationaux qui pourraient coordonner leurs actions pour soutenir certains secteurs de l’économie. Idée rejetée par l’Allemagne qui préfère s’appuyer sur sa propre législation, mise en place il y a deux mois, pour contrôler les participations étrangères de plus de 25% dans certains secteurs dits «stratégiques».

Plus généralement, l’Allemagne ne semble pas vouloir effrayer les capitaux étrangers et se déclare jusque-là satisfaite de la présence du fonds souverain du Koweït dans Daimler (7%).

Bien implantés dans le monde anglo-saxon, moins en Europe
Cette frilosité de l’Europe (la France vient de créer son propre fonds d’investissement), dont des économistes disent qu’elle n’est pas fondée, explique que, jusqu’à ce jour, ce sont les économies britannique et américaine qui profitent le plus des investissements des fonds souverains.

A titre d’exemple, le fonds chinois détient près de 10% dans Morgan Stanley (Etats-Unis), 9,9% dans Blackstone (Etats-Unis), le fonds singapourien 10% dans Merrill Lynch (Etats-Unis), 10% dans standard Charte (Grande-Bretagne), le fonds émirati 40% dans Apollo (Etats-Unis), le Qatar 9% dans Barclays Bank et 20% dans London Stock (Grande-Bretagne).

De nombreux fonds moyen-orientaux et asiatiques sont donc présents, à des niveaux élevés, dans les grandes entreprises américaines et britanniques.
En dépit de cette présence massive, dans la finance notamment, les fonds souverains suscitent en permanence le débas sur les motivations de leurs investissements.

Y compris aux Etats-Unis. Ainsi, en 2005, l’entreprise chinoise CNOOC a dû renoncer à prendre le contrôle de la société pétrolière américaine UNOCAL, suite à d’énormes pressions de la Chambre des représentants pour qui cette transaction constituait «une menace» pour la sécurité nationale.
Six mois plus tard, en janvier 2006, Temasek, le fonds singapourien, tentait d’acquérir la principale entreprise thaïlandaise de médias, Shin Corp.

La polémique qui s’en est suivie en Thaïlande a conduit Temasek à réduire le niveau de sa participation dans Shin Corp à 42%. Toujours en 2006, l’on se rappelle de l’affaire des six ports américains qui devaient être acquis par Dubaï Ports World, après que le Comité en charge du contrôle des investissements étrangers aux Etats-Unis(*) eût validé l’opération. Mais les vives réactions du Congrès ont fini par faire échouer le transfert.

Pour certains analystes, l’attitude réservée des pays occidentaux, en particulier européens, vis-à-vis des fonds souverains s’expliquerait surtout par la naissance de fonds souverains chinois et russes. Jusque-là, ces fonds étaient surtout originaires du Moyen-Orient (ils y ont vu le jour en 1953). Réputés pour leur discrétion, ces fonds se préoccupaient de financer l’après-pétrole, les retraites des fonctionnaires et de développer les infrastructures de leurs pays.

Ils sont souvent absents des conseils d’administration et limitent parfois volontairement leurs participations. Surtout, les pays d’origine de ces fonds sont de taille modeste. La donne change avec l’arrivée de la Chine et de la Russie, de grands pays dont les relations avec l’Occident ne sont pas tout à fait assainies.

Pour calmer ces inquiétudes, le FMI a mis en place un code de bonne conduite qui prévoit que ces fonds s’engagent à se conformer aux obligations de transparence et de communication dans les pays où ils sont présents.

Question : pourquoi les fonds spéculatifs occidentaux, eux, ne font pas l’objet de réglementation, ne se soumettent pas à un code de bonne conduite.Globalisation à géométrie variable?.

source : http://www.lavieeco.com/Economie/les-fonds-souverains-font-trembler-leurope

About these ads

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Catégories

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

%d bloggers like this: