Publié par : crise2007 | novembre 19, 2008

Citigroup licencie… et la consommation chute !

Citigroup licencie… et la consommation chute !

 

 

par Bill Bonner

** Tant de choses à corriger… en si peu de temps.

* Citigroup a annoncé le licenciement de 50 000 personnes. Combien ces gens vont-ils dépenser à Noël ?

* Selon USAToday, « les Américains creusent pour épargner ». Ils creusent leur budget… exhumant toutes les dépenses possibles. Et ils creusent aussi dans leurs greniers — vendant des « choses » dont ils n’ont plus besoin.

* La plupart déclarent qu’ils réduisent les repas au restaurant, les voyages et les produits de luxe, rapporte le journal. A la place, les gens restent à la maison et louent des films.

* Ici à Londres, nous sommes allés au restaurant hier soir, et nous l’avons trouvé quasi-vide. « Où sont les clients ? », avons-nous demandé au serveur, pensant être arrivés trop tôt. « Oh… c’est toute cette déconfiture financière… plus personne ne veut aller au restaurant ».

* Selon eBay, la famille américaine moyenne possède l’équivalent de 3 200 $ de choses dont elle n’a pas besoin. Toutes ces choses, les gens sont en train de les sortir… de les nettoyer… et de les expédier ailleurs. En échange, ils obtiennent ce dont ils ont besoin — du cash.

* Les lecteurs ayant une faiblesse pour l’économie verront dans ces deux exemples un mauvais présage. Parce qu’ils annoncent un effondrement de la demande des consommateurs. Non seulement les gens dépensent moins… mais même quand ils dépensent, ils achètent des choses d’occasion… des choses qui viennent des greniers et des placards — non de Chine.

* Et alors ? Eh bien… s’ils n’achètent pas de nouvelles choses, il n’y a pas besoin d’en fabriquer… ou d’en vendre…

* Et si personne ne veut acheter de nouvelles choses, les entreprises qui fabriquent et vendent de nouvelles choses seront dans le pétrin. Voilà pourquoi les marchés chutent. Ainsi que le pétrole : si on ne fabrique pas de choses, on a besoin de moins d’énergie pour les expédier… et si on n’achète pas de choses, pas besoin d’autant de carburant pour aller au centre commercial.

* Mais attendez un peu… calmez-vous… détendez-vous. Respirez profondément.

* Après que la demande se soit effondrée, c’est au tour de l’offre. Oui, cher lecteur, tout cela fait partie des plans de Dame Nature. Au début, il y a La Bulle. Puis la bulle éclate. Ensuite, les gens regardent autour d’eux et prennent peur. Ils réalisent qu’ils doivent cesser de dépenser. C’est ainsi que la demande s’effondre. C’est alors au tour des actions de chuter. Et les prix des actifs dégringolent aussi — en particulier ceux des actifs spéculatifs. A mesure que les commandes et les prix des actifs s’effritent… les commerçants et les industriels réduisent eux aussi leurs dépenses. Des emplois sont supprimés. Ensuite, avec encore moins de revenus… la demande s’effondre plus encore.

* Puis la bulle finit par se vider complètement. Les entreprises les plus faibles ont fait faillite. Les bonnes entreprises tiennent le cap, mais produisent moins. Bon nombre de détaillants ont fermé boutique. Beaucoup de centres commerciaux ont mis la clé sous la porte. L’offre de biens et de services a chuté jusqu’au bout. Et alors que l’offre est serrée, les prix recommencent à grimper.

* Tout ce processus prend du temps. Des millions d’erreurs doivent être corrigées. Chacune doit être notée, compensée, puis oubliée. Il nous reste à voir les procès bidons. Les défilés au banc des accusés. Les plaintes… les râleries… les gémissements… les pleurs. Les renflouements et les remboursements… les bouteilles de whisky et les revolvers chargés. Tout cela est devant nous !

* Il reste encore beaucoup de ruine à venir…

** Voici venir « l’Ere de l’épargne ostentatoire ». Notez bien ce terme, c’est la première fois qu’on en parle.

* « Plus de chichis », titre le New York Times. L’idée de l’article, c’est que même les restaurants chers essaient désormais d’avoir l’air bon marché. Les gens qui ont encore de l’argent ne veulent pas le dépenser… et quand ils le dépensent, ils ne veulent pas avoir l’air de le dépenser. Les restaurants font donc semblant d’être pauvres. Terminé, les draperies somptueuses… fini, les tapis moelleux et les tables en marbre… out, les serveurs à chichis.

* « Le luxe est un gros mot », déclare un designer.

* Comprenons-nous bien. Les gens cherchent toujours des moyens de se sentir supérieurs à leur voisin. Durant les années de bulle, ils le faisaient en dépensant des sommes folles… essayant de faire mieux les uns que les autres, avec l’extravagance de leurs achats et l’insouciance de leurs budgets.

* Mais les styles changent. A présent, les gens friment en ne dépensant PAS d’argent. Cela semble incroyable ? Peut-être. Mais nous sommes d’avis que les gens vont trouver des moyens plus subtils… et moins chers… de se faire des clins d’oeil. Les grosses dépenses suivent le chemin des grosses beuveries : on commence à les trouver vulgaires.


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