Publié par : crise2007 | novembre 20, 2008

Pas de repos pour la crise sur les marchés de l’immobilier, des actions et des obligations

Pas de repos pour la crise sur les marchés de l’immobilier, des actions et des obligations

 

 

par Bill Bonner

** Oui, cher lecteur, nous allons là où aucun homme n’est allé auparavant… dans la jungle.

* Tout autour de nous, des territoires vierges. Personne n’est jamais venu ici. Mais attention, ces « vierges » sont de terribles Amazones. Dans cet endroit sauvage, oubliez l’idée même de la belle vie. Ne pensez pas à vous enrichir. Un patrimoine ? Si vous en avez un… cachez-le. Le luxe ? Qui en a besoin ? Le mieux que vous pourrez faire, c’est survivre. Et ensuite, peut-être, d’ici des années et des années, nous pourrons remettre notre vie financière en ordre… et reprendre le cours normal des choses…

* Jamais encore on n’avait vu une telle quantité de richesse disparaître en si peu de temps. Le dernier rapport du MSCI montre que les pertes planétaires suite à la baisse des actions ont désormais dépassé les 30 000 milliards de dollars — soit plus du double du PIB américain !

* Et on ne parle là que des actions. Les pertes, prévues ou non, ainsi que celles liées au crédit ont atteint près de 1 000 milliards de dollars. Et les pertes des prix de l’immobilier américain se montent à près de 5 000 milliards de dollars.

* Nous n’avons jamais vu réaction si rapide, non plus. En l’espace de quelques mois, les gens sont passés d’un état où ils pensaient que rien ne pouvait mal tourner à un état où ils pensent que rien ne va PAS mal tourner. Alors qu’autrefois, ils pensaient que le capitalisme de libre-échange les rendrait riches… ils croient désormais que le gouvernement doit les sauver de la pauvreté. Et là où, il y a un an seulement, ils pensaient que l’économie mondialisée leur donnerait toujours ce dont ils ont besoin « juste à temps », ils pensent désormais qu’il vaut mieux garder quelques écus sous la main « juste au cas où ».

* Et regardez les obligations ! Il y a quelques mois, les investisseurs se battaient pour le rendement. Désormais, c’est la sécurité qu’ils recherchent. Ils se débarrassent des obligations d’entreprise de peur qu’elles ne soient « toxiques » et s’emparent de la dette du Trésor américain à deux mains. Les investisseurs semblent maintenant avoir une confiance totale et aveugle dans la bonne foi et le crédit du plus grand débiteur de la planète !

* Les dernières nouvelles en provenance des Etats-Unis nous apprennent que les prix des maisons baissent encore dans quatre villes américaines sur cinq. Les épouses des constructeurs cachent les carabines et sortent le whisky : leurs maris n’ont jamais eu le moral si bas, selon les derniers chiffres.

* Grandes villes… petites villes… dans les cités sophistiquées et chez les rustauds, c’est la même histoire. Le Wall Street Journal nous dit que « la chute des prix des récoltes » met fin au boom des campagnes.

* Les prix à la production américaine ont aussi dégringolé de 2,8% en octobre — la plus grande chute jamais enregistrée. Les trois grands constructeurs automobiles américains déclarent que si on ne les aide pas rapidement, les résultats seront « catastrophiques ».

** Pendant ce temps, sur la côte ensoleillée de la Californie, l’état entier part en fumée… Non seulement il est ruiné, mais en plus, il brûle.

* « Tous les matins, je dois nettoyer les cendres sur ma voiture », rapporte notre fille Maria, récemment arrivée à Los Angeles pour tenter sa chance dans le cinéma. « C’est très étrange… il y a toujours un peu de fumée et de suie dans l’air »…

* Non seulement ce krach ne ressemble à rien de ce que nous avons vu jusqu’à présent… mais il en va de même des efforts planétaires pour l’arrêter. Partout dans le monde, les autorités partent « dans la jungle » avec des mesures extraordinaires. Elles mobilisent des troupes pour lutter contre la crise dans les conseils d’administration. Elles lutteront sur les marchés boursiers. Elles lutteront à domicile — avec des combats maison par maison pour faire cesser les saisies et les défauts de paiement. Elles lutteront hors de leurs frontières — le gouvernement américain prête même de l’argent à des gouvernements étrangers ! Elles lutteront avec des prêts et des subventions. Elles lutteront avec la politique fiscale et budgétaire. Elles lutteront avec la politique monétaire. Elles lutteront avec toutes les armes qui sont à leur disposition — y compris la planche à billet.

* Et elles perdront.

source : http://www.la-chronique-agora.com/articles/20081120-1364.html

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