Publié par : crise2007 | février 16, 2009

La crise boursière de 2008 est différente du krach de 1929

La crise boursière de 2008 est différente du krach de 1929

 

 

par Bill Bonner

** L’autoroute de 2009 ne présente guère de panneaux. Dans toute l’histoire, nous n’avons pas vécu beaucoup de crises comme celle-ci. Même ainsi, si l’on en juge par celles qui se sont produites, on peut constater qu’un schéma apparaît. En termes psychologiques, il y a le choc du krach initial. Puis le déni. Puis l’accumulation… durant laquelle la crise affecte toute l’économie. Les gens réalisent progressivement la gravité de la situation.

* Normalement, c’est là que la crise prend fin. Mais cette fois-ci, c’est bel et bien différent. Nous pensons qu’il y aura un stade supplémentaire… un stade qui ne s’est pas produit après le krach de 1929 ou le krach japonais de 1989. Nous l’appelons le Stade Oméga… la dernière étape d’une crise financière… à laquelle nous reviendrons dans quelques lignes.

* En termes boursiers, jusqu’à présent, nous en sommes au krach. Ce qui suit, normalement, c’est un rebond. Si cette crise correspond au schéma de 1929-1932, par exemple, nous constaterons un rebond de 30% à 50% durant les six premiers mois de 2009.

* Richard Russell commente :

* « Après un véritable krach, les actions et les moyennes boursières ont pour habitude de reprendre environ 50% de ce qu’elles ont perdu durant le krach. Robert Rhea écrivait que l’action la plus certaine du marché était la reprise, se montant généralement à la moitié des points perdus durant un krach ».

* Ensuite — encore une fois, si le schéma de 29-32 tient — le marché s’effondrera à nouveau… avec le Dow chutant sous les 7 000 points… voire sous les 5 000. Enfin, les investisseurs commenceront à réaliser que cette crise n’est pas un recul temporaire, mais un changement fondamental. Le marché haussier — et la mentalité qui l’accompagne — sera mort. Typiquement, les actifs atteindront alors leur niveau le plus bas — avec des pertes allant de 75% à 95%. Puis un nouveau marché haussier pourra commencer… lentement, prudemment et à contrecoeur.

* C’est à ce moment-là qu’on pourra faire les meilleures affaires — des valeurs solides rapportant des dividendes de 10% et se vendant à seulement quatre à six fois les bénéfices.

** Mais ensuite… il y a le Stade Oméga… la dernière étape de cette crise… l’apogée du plus grand krach au monde. Durant le krach de 1929… et tous les krachs précédents de l’histoire moderne… les devises étaient liées à l’or. Les actions étaient peut-être suspectes. Les obligations étaient peut-être douteuses. Les actifs de toutes sortes pouvaient être remis en question. Mais au moins l’argent lui-même était-il solide. On pouvait compter sur lui. Le cash était roi.

* Plus maintenant. Depuis 1971, les liquidités ne sont qu’un actif de plus — un actif qui n’a pas de valeur fixe… pas de revenu… pas de garanties. Un dollar peut vous acheter une tasse de café un jour… et quelques semaines plus tard, il vous faudra deux ou trois dollars pour acheter le même café.

* Ou si l’on était au Zimbabwe en 2008, on pourrait s’apercevoir que le café qu’on achetait 2 $ zimbabwéens ($Z) en mai coûtait 2 000 000 $Z en septembre. Sérieusement. L’inflation des prix à la consommation, au Zimbabwe, atteignait 230 millions de pour-cent à la fin de l’année dernière — elle évoluait si rapidement que les statisticiens ne pouvaient pas suivre le rythme. Et en décembre, le café était quasi impossible à avoir, quel que soit le nombre de billets qu’on avait en portefeuille. L’hyperinflation avait entièrement détruit l’économie. Et la devise était complètement sans valeur.

* Pourquoi parlons-nous du Zimbabwe ? Parce que la dernière étape de cette crise… le Stade Oméga… ressemblera probablement au Zimbabwe.

* Et voilà le banquier central du Zimbabwe, Gideon Gono, qui nous explique pourquoi :

* « Les banques, y compris celles des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne, n’évoquent plus mais mettent en place des programmes flexibles et pragmatiques pour leurs banques centrales là où elles estiment qu’ils sont nécessaires à leurs intérêts nationaux ».

* « C’est précisément la voie sur laquelle nous nous sommes engagés il y a quatre ans seulement, pour la défense de nos intérêts nationaux, et nous n’avons pas dévié de cette voie essentielle en dépit des incompréhensions, calomnies et diabolisations indescriptibles que nous avons subies de la part de l’ensemble de la classe politique ».

* Oui, cher lecteur, les banques centrales ont elles aussi différents stades. D’abord, elles se tournent vers le stimulant monétaire de Milton Friedman. Ensuite, lorsque les taux d’intérêt atteignent le zéro, elles ont recours au stimulant budgétaire de John Maynard Keynes. Vous en verrez une bonne dose en 2009… lorsque le président Obama plantera son drapeau. Mais à mesure qu’on découvrira que cela ne marche pas non plus — vers la fin 2009 ou 2010, selon nous — elles passeront au stimulant de la planche à billets de Gideon Gono.

 

source : http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/BillBonner/page4.html


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