Publié par : crise2007 | janvier 26, 2010

Le chômage US confirme : nous sommes bel et bien dans une dépression !

Le chômage US confirme : nous sommes bel et bien dans une dépression !

par Bill Bonner
Bill Bonner

▪ La crainte. On peut presque la sentir. Jusqu’à présent, ce n’est qu’un souffle… une légère odeur… une petite trace dans l’air…

Les marchés ont chuté la semaine dernière. De même que l’or et le pétrole.

A quoi était-ce dû ? Qu’est-ce qui déclenche un krach ? Non que la semaine dernière ait été un krach. Mais notre drapeau d’alerte reste hissé. Parce que ce marché est en danger. C’est un marché qui cherche une raison de s’effondrer.

On ne sait jamais avec certitude quand et pourquoi les marchés s’effondrent. Vient un moment où les marchés deviennent comme des ivrognes qui voudraient jouer à la roulette russe. D’abord, ils doivent trouver le revolver. Ensuite, ils trouvent la gâchette.


Il nous semble que les investisseurs s’échauffent l’index, ces derniers jours. Certains font porter le chapeau à la Chine et à sa récente décision concernant un resserrement du crédit (ou ce qu’ils pensaient annoncer un resserrement du crédit)… d’autres ont accusé d’autres nouvelles provenant des Etats-Unis :

▪ « Aux Etats-Unis, les demandes d’emploi connaissent une hausse inattendue », déclarait un article de Bloomberg. Et pour l’Associated Press :

« Jeudi, une hausse surprenante des premières demandes d’indemnisation chômage a constitué un rappel douloureux du fait que les emplois restent rares six mois après le début de la reprise économique ».

« La hausse des demandes a éteint les espoirs de certains analystes qui voyaient l’économie produire un gain net d’emplois en janvier, aidant à nourrir la reprise ».

Quiconque est déçu par les chiffres de l’emploi n’a pas été attentif. Le crédit aux entreprises et aux consommateurs se réduit. Ce qui signifie que les entreprises ne se développent pas. Elles se contractent. Et par conséquent, elles ont besoin de moins d’employés.

Les gens qui n’ont pas d’emploi ne peuvent dépenser comme autrefois… et ils ne peuvent payer leurs factures. Aux Etats-Unis, une maison hypothéquée sur quatre est sous l’eau. Une sur dix est en saisie. Elles seront de plus en plus nombreuses à l’être à mesure que la dépression se poursuit et que le défaut de paiement devient plus acceptable socialement. Les précédentes générations considéraient le défaut de paiement et la saisie comme une disgrâce. Les prêteurs tenaient compte de cette aversion dans leurs taux de prêt. A présent, le défaut n’est plus qu’une stratégie financière. Lorsque les coûts du défaut sont inférieurs aux coûts de paiement… c’est ce que choisissent les emprunteurs. Comme Wall Street.

▪ Mais revenons à notre histoire…

Nous avons vu un autre index chatouilleux : les actions chutent en Asie. Cette fois-ci, on blâme Obama, qui s’est engagé à punir les banques par le biais de taxes supplémentaires.

Mais la vraie cause des tremblements de Wall Street, c’est l’économie. Les milliers de milliards de dollars de relances monétaire et budgétaire ne stimulent rien du tout. Ils ne font que faire passer le contrôle de l’économie entre les mains des autorités… pendant que la bulle de dette prend la même direction.

Est-ce que tout ça rend un pays plus prospère ? Bien sûr que non.

Les marchés boursiers ont ignoré les fondamentaux. Ils ont valorisé des dizaines de grandes entreprises à plus de 50 fois les bénéfices de l’année dernière. Dans l’ensemble, les cours sont plus près d’un plus haut que d’un plus bas. Et pourtant, une dépression apporte un plus bas, non un nouveau sommet.

Nous disons ça avec prudence. Il y a quelques années, nous l’aurions dit avec une confiance hardie, mais nous étions plus intelligent, à l’époque. A présent, nous commandons même notre petit-déjeuner avec circonspection. On ne sait jamais…

Personne ne sait avec certitude ce que M. le Marché va faire. S’il veut des cours plus élevés, il les obtiendra — quoi que nous disent les fondamentaux.

Mais nous devons tout de même nous en tenir aux fondamentaux. C’est tout ce que nous avons. Et ils nous disent d’être prudent. Durant une récession « normale », les entreprises devraient réembaucher, à ce moment du cycle. Elles ne le font pas. Pourquoi ? Parce que ce n’est pas une récession « normale ». C’est une chose assez différente. Une chose qu’on n’a pas vue depuis 50 ans. Une chose qu’on ne voulait plus jamais revoir. Mais voilà — c’est une dépression. C’est ce que nous disent les chiffres élevés du chômage. Les gens qui possèdent et gèrent des entreprises n’embauchent pas. Ils savent que le match touche à sa fin.

Le chômage a dépassé les 10% aux Etats-Unis… et semble bien parti pour rester à ce niveau pendant longtemps. Le crédit aux entreprises et à la consommation décline pour la première fois depuis un demi-siècle. Et ces tendances aussi semblent destinées à durer. Il reste beaucoup d’erreurs à corriger et un long chemin à parcourir jusqu’au plancher.

Alors détendez-vous. Attachez votre ceinture. Vendez vos actions. Et profitez du spectacle.

source : http://www.la-chronique-agora.com/articles/20100125-2448.html

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