C’est mathématique : la bulle des obligations US ne suffira pas à éponger les déficits américains !

 

par Bill Bonner
 

** « Les prix de l’immobilier ont chuté plus que prévu », rapporte Bloomberg. Ils baissent encore au taux de 19%. Le chômage grimpe.

* La Californie fait faillite. Idem pour le plus grand industriel des Etats-Unis. Les profits dégringolent. Et le gouvernement américain se bat pour mettre en place une forme de socio-capitalisme d’Etat ressemblant fort à l’Italie de Mussolini… ou l’Argentine de Peron.

* Voilà qui ne fait guère penser, selon nous, aux conditions idéales pour un marché haussier.

* Avons-nous dit « penser » ? Il n’y a pas grand monde qui pense en ce moment. Les gens ne pensent pas souvent… pas s’ils peuvent l’éviter. Et ça vaut probablement mieux. Qui sait quelles opinions ils pourraient inventer s’ils s’y mettaient tous ?

* Au lieu de penser, ils réagissent. Et après une longue chute des prix, ils rebondissent. Nous vivons actuellement un rebond prolongé… qui pourrait durer une partie de l’été… et remettre le Dow à 10 000 points.

* En d’autres termes, il n’y a rien d’inhabituel dans ce genre d’activité boursière. Au contraire… c’est classique.

** Les investisseurs réagissent aussi sur le marché obligataire. Ils achètent des bons du Trésor en réaction aux faillites, aux défauts de paiement et aux baisses des prix des actifs. Les investisseurs sentent qu’ils peuvent mettre leur argent dans des bons du Trésor américain sans s’inquiéter.

* Mais peut-être devraient-ils réfléchir une minute ou deux à ce qui se passe vraiment. Prêter de l’argent au gouvernement américain n’est pas sûr. Loin de là. En fait, dans les circonstances actuelles, prêter de l’argent aux autorités américaines, c’est s’attirer des ennuis. Récemment, on pouvait mettre son argent dans des T-Bills et obtenir zéro rendement. « Une chose extraordinaire »… a déclaré Warren Buffett — si extraordinaire qu’il « n’était pas certain de le revoir de son vivant ».

* Le marché des bons du Trésor américain est dans une bulle. Et comme toutes les bulles, il éclatera.

* Si l’on s’en tient aux chiffres, le gouvernement américain représente le pire risque de crédit au monde. On détermine la solvabilité d’une personne en observant son bilan. Additionnez ses actifs et soustrayez-en ses dettes. Faites de même pour le gouvernement fédéral américain, et vous obtiendrez un très gros chiffre précédé du signe moins. Même s’ils vendaient le Capitole et toutes les terres fédérales à l’ouest du Mississippi, les dirigeants américains auraient encore dans leurs finances un trou plus profond que tout autre au monde.

* Et si le bilan semble épouvantable, la trésorerie est pire encore. Cette année, les autorités engrangeront environ 1 900 milliards de dollars de taxes et en dépenseront 3 600 milliards. En d’autres termes, le gouvernement américain ne fait pas que vivre au-dessus de ses moyens… il n’est même plus sur la même planète. Quelle personne douée de bon sens prêterait à un panier percé dont les dépenses dépasseraient les revenus de près de 100% ?

* Le revenu est la seule manière de rembourser raisonnablement un prêt. Les revenus doivent être supérieurs aux dépenses, sans quoi il n’y aura jamais d’argent pour le remboursement. Lorsqu’il prête à une entreprise ou un individu, le prêteur s’attend à ce que l’emprunteur gagne assez pour le rembourser. Sans quoi, c’est un jeu idiot. Le débiteur ne tarde pas à signer des chèques en bois tout en s’enfonçant dans le trou. Il emprunte à un prêteur pour rembourser un autre… Dans les faits, il se retrouve à la tête d’une arnaque en pyramide — dépendant de nouveaux gogos qui lui donnent de l’argent frais — jusqu’à ce que tout s’écroule.

* Le gouvernement fédéral américain ne fait même pas semblant qu’il gagnera assez pour rembourser sa dette. Il part du principe qu’il existe une masse infinie d’argent qu’il peut emprunter… et que de nouveaux gogos naissent toutes les minutes prêts à lui donner de l’argent. Sauf que c’est précisément là que craquent toutes les arnaques en pyramide. Celle du gouvernement américain ne fera pas exception — dès l’instant où elle se trouvera à court de nouvel argent.

* M. Obama affirme qu’il prévoit de diviser le déficit budgétaire par deux d’ici la fin de son mandat. Voyons voir… c’est dans quatre ans. S’il tient parole, cela signifie des déficits atteignant en moyenne 1 500 milliards de dollars par an… ou environ 6 000 milliards de dollars au total. D’où viendra cet argent ? Quel pigeon a ce genre de somme en réserve ?

* Les épargnants américains s’y mettent. Ils épargnent actuellement environ 4% du PIB, une part qui pourrait monter à 5%. Ils mettent en général moins d’un pour cent de leur richesse dans des bons du Trésor, mais imaginons qu’ils en utilisent jusqu’au dernier sou pour en acheter. Sur le mandat d’Obama, cela pourrait représenter jusqu’à 2 400 milliards de dollars. L’autre grand acheteur, c’est la Chine. Si les Chinois pouvaient continuer, d’une manière ou d’une autre, à acheter au même rythme que ces six derniers mois, cela viendrait ajouter 2 800 milliards de dollars au pot. Donc même si ces deux fins hollywoodiennes devenaient réalité, le film n’en serait pas moins un film d’horreur. Il resterait toujours 800 milliards de bons du Trésor invendus.

* Il est plus probable de voir les Américains multiplier par 10 leurs achats de bons du Trésor… plutôt que par 100. Et plus probable aussi que les Chinois en achètent pour environ 1 000 milliards de dollars supplémentaires. Mais bientôt… et pas si tard… les acheteurs commenceront à se rendre compte qu’ils ne sont pas assez nombreux pour que la pyramide puisse être maintenue. Les plus intelligents se dirigeront vers la sortie avec un peu d’avance… les plus lents et les moins malins se feront piétiner dans la bousculade qui s’ensuivra.

 

source : http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090528-1844.html

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فرنسا تواجه الأزمة الإقتصادية بالشريعة الإسلامية

 

الفاتيكان ينادى بتطبيق البنوك للشريعة الإسلامية

Publié par : crise2007 | mai 20, 2009

Une guerre mondiale au secours de l’Empire américain

Une guerre mondiale au secours de l’Empire américain

 

 

De nombreux analystes et observateurs avertis de la conjoncture géopolitique mondiale actuelle s’accordent pour penser que la crise financière qui secoue les économies des pays riches risque de dégénérer en violentes explosions sociales. C’est du moins le résultat des travaux d’un groupe d’experts européens du LEAP/Europe 2020. Ceux-ci pensent que «la crise entrera, au quatrième trimestre 2009, dans une phase de « dislocation géopolitique mondiale » et prévoient un « sauve-qui-peut généralisé » dans les pays frappés par la crise. Cette débandade se conclurait ensuite par des logiques d’affrontements, autrement dit, par des semi-guerres civiles». Selon ces chercheurs les pays dans lesquels circulent librement de grandes quantités d’armes à feu tels que les États-Unis et les pays latino-américains se présenteraient comme étant les plus vulnérables.

 D’autres estiment que la récession va affaiblir considérablement les États-Unis et les rendre encore plus dépendants des économies émergentes et en transition comme celles de la Chine, de l’Inde et du Brésil.

           Compte tenu de ce contexte difficile il est vraisemblable de penser que la seule façon pour l’Empire américain de maintenir sa puissance hégémonique planétaire est de préparer un plan de guerre propre à mobiliser toute l’économie mondiale. Les guerres «irrégulières» de l’Afghanistan et de l’Irak n’ont pas apporté tous les dividendes espérés. L’unanimité qui a entouré leur déclenchement en Occident commence à se fracturer et des dates butoirs pour la mise en opération de plans de retrait des troupes sont déjà fixées. Il faut maintenant envisager sérieusement un conflit de grande ampleur et une guerre conventionnelle opposant le monde occidental et le monde musulman semble, pour les stratèges aguerris, une option prometteuse dans la mesure où elle est bien justifiée et préparée selon les règles de l’art. C’est ce qui explique peut-être le fait que les USA n’aient pas encore décidé de lancer la guerre atomique contre l’Iran qu’ils ont soigneusement préparée au cours des dernières années.

 

 I. Des plans de guerre peu connus

 Les plans de guerre des États-Unis contre l’Iran n’ont pas été diffusés dans le grand public. Tout au plus, des nouvelles ont été publiées, notamment, sur les exercices navals orchestrés en 2006 par le Pentagone dans le Golfe persique avec la participation de l’Australie, de la France, de l’Italie, de la Grande-Bretagne et de Bahreïn  et les manœuvres qu’a conduites Israël au-dessus de la Méditerranée orientale et de la Grèce en juin 2008.

 Cependant, il est permis de penser que les préparatifs d’une attaque nucléaire contre l’Iran sont entrés dans leur phase finale depuis plusieurs mois. La table est mise. Il ne reste plus que de décider du moment de son déclenchement.

 II. Le scénario le plus probable

 Quelques scénarios d’intervention ont été exposés allant de la destruction des installations nucléaires iraniennes jusqu’à l’éradication totale de l’Iran. Il est certain que si une attaque est enclenchée elle provoquera de la part de l’Iran une riposte qualifiée de «terrible» par les autorités religieuses iraniennes, une riposte qui pourrait provoquer une vive réaction des autres puissances nucléaires qui pourraient, à leur tour, entrer en scène..

Selon Loyd Rudmin, «les États-Unis auraient retenu quelque 10 000 cibles en Iran. Les principales sont l’ensemble des installations nucléaires, y compris la centrale nucléaire de Bushehr sur la côte du Golfe Persique, près du Koweït, et les installations d’enrichissement de Natanz près d’Ispahan. Bushehr est une ville industrielle comptant près de 1 million d’habitants. Pas moins de 70 000 ingénieurs étrangers travaillent dans cette région qui comprend un grand gisement d’hydrocarbures. Natanz est le principal site d’enrichissement d’uranium de l’Iran, au nord d’Ispahan, qui comptent aussi des installations de recherches nucléaires. Ispahan est une ville du patrimoine mondial avec une population de 2 millions d’habitants».

 Selon les propos de Peter Symonds analysant les résultats d’une.étude publiée par des scientifiques britanniques les États-Unis préparent une attaque terrible contre l’Iran. Dans un article publié en août 2008 ces chercheurs «font une estimation à glacer le sang de la violence destructrice que les États-Unis emploieraient lors d’une attaque contre l’Iran. Ils concluent que « Les États-Unis ont fait des préparatifs dans le but de détruire les armes de destruction massive de l’Iran, son énergie nucléaire, son régime, ses forces armées, son appareil d’État et son infrastructure économique dans les quelques jours, sinon les quelques heures qui suivraient un ordre donné par le président George W. Bush». Poursuivant son analyse de l’étude Symonds croit que «la réelle motivation d’une nouvelle guerre irresponsable des États-Unis contre l’Iran réside dans la tentative de l’administration Bush d’établir une domination sans partage des États-Unis sur les régions riches en ressources minérales du Moyen-Orient et d’Asie centrale. Tout ce qui aurait pour conséquence de permettre à des rivaux européens et asiatiques de renforcer leur influence dans ces régions clés est tout simplement intolérable pour l’élite dirigeante américaine». Il termine son examen de ces travaux en faisant le constat qui fait consensus: «L’optique plutôt limitée de l’étude ne fait que rendre sa conclusion plus troublante : les préparatifs militaires qui permettraient à l’administration Bush de faire, en peu de temps, d’une grande partie de l’Iran un champ de ruines, sont déjà terminés» .

 Conclusion

 Depuis le début du siècle, les États-Unis, avec le concours de leurs alliés les plus fidèles,  mettent en place tous les éléments et les ingrédients d’une guerre mondiale, une guerre qui soit de nature à sauvegarder les fondements de leur hégémonie planétaire. Ces principaux éléments sont le grand réarmement planétaire exacerbé par la guerre contre la terreur, des interventions permettant de maintenir les tensions entre plusieurs états, l’effondrement provoqué des économies des pays riches créant ainsi une turbulence majeure et une déstabilisation des activités économiques dans l’ensemble de tous les continents, une campagne de propagande contre les pays de l’axe du mal dont plusieurs pays du monde musulman, l’affaiblissement du pouvoir d’intervention de l’ONU et les difficultés d’application des règles du droit international et, enfin, la mise au point d’une stratégie d’intervention militaire massive contre l’Iran, le tout pouvant avoir un puissant effet d’entraînement dont les retombées peuvent s’avérer un atout de taille pour assurer le devenir de l’Empire et même une reprise des territoires stratégiques perdus au cours des dernières décennies.

 Dans un tel contexte, une guerre nucléaire mondiale est possible et même probable. Ce scénario catastrophe semble de plus en plus celui que l’on prépare et la nouvelle administration à la Maison-Blanche pourrait difficilement le contrecarrer car ce sera vraisemblablement l’objet principal de son mandat au cours des prochaines années.

SOURCE : http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=12533

Publié par : crise2007 | mai 20, 2009

Maroc / La classe moyenne : les enchères sont ouvertes

Maroc / La classe moyenne : les enchères sont ouvertes !

 

 

Dans la tourmente des crises internationales successives, énergétique puis alimentaire, ensuite financière et pour finir systémique, voilà qu’on essaye de quantifier la classe moyenne au Maroc et d’arrêter ses caractéristiques. Il y a plus d’une année, à l’occasion de l’évocation de la future réforme de la caisse de compensation, des débats houleux ont ouvert le bal sur le nombre des moyens au Maroc ; et à l’occasion de l’une de ses sorties médiatiques Madame la Ministre de la santé a soulevé la question du revenu-seuil à partir duquel on est un marocain moyen ; plus récemment, le Haut Commissariat au Plan vient de trancher sur la question. Selon la source officielle de la statistique, quelque soit la méthode empruntée la classe moyenne est aux alentours de 50% de la population légale.
Notre souci n’est pas de vérifier la justesse de ce chiffre, car ce sera un discours de sourds, ni de remettre à plat les méthodes utilisées et les seuils choisis, ni encore de questionner le contenu des 15 millions et plus de moyens recensés. La véritable question qui nous tracasse pour l’instant est la suivante : pourquoi parle-t-on à ce moment précisément de la classe moyenne dans un pays qui a toujours préféré mettre en avant ses exploits en matière d’éradication de la pauvreté ?
Nous n’avons pas de certitudes à apporter à ce propos, seulement des pistes de réflexion et différentes suppositions :
1. Evitement de l’analyse bipolaire marxiste selon laquelle il y a une classe de riches exploitants et une frange large de prolétaires et d’armée de réserve industrielle ;
2. Dissimulation des effets de l’inflation sur les revenus, en d’autres termes utiliser le revenu nominal perçu et non ce qu’il vaut sur le marché (pouvoir d’achat). Le recours au revenu réel ne fera qu’accroître le pourcentage des vulnérables à la pauvreté, chose que les officiels cherchent à voiler dans leurs notes ;
3. Le revenu à partir duquel un marocain échappe à la pauvreté n’est que théorique du fait qu’il y a nécessité de déduire les impôts (TVA et autres), les crédits, les dettes de l’épicier, les cotisations, etc. Donc le revenu perçu prime lors des phases d’élection et les charges sont à reporter jusqu’à nouvel ordre ;
4. Esquive de la principale mission sociopolitique de la classe moyenne dans le progrès des pays, et ce en détournant l’attention des gens vers de simples grandeurs économiques qui cachent les disparités. En fait, la question des capabilités et des libertés constitue depuis des années le véritable baromètre d’intégration démocratique des populations aux dépens de l’approche monétaire déjà abandonnée par ses concepteurs notamment le PNUD.

Contentons nous de ce qui précède et admettons qu’il y a une bonne volonté de changement derrière la comptabilisation d’une population à revenu moyen pour ne pas dire classe moyenne. Cette hypothèse elle-même engendre une marée de questions : est ce qu’un pourcentage global a une véritable signification dans un Maroc plein de contrastes ? Pourquoi la classe moyenne marocaine, puisqu’elle existe, ne remplit pas pleinement son rôle de locomotive sociopolitique ? Existe-t-il un projet de sauvetage qui amènera l’équité et stoppera l’affaissement de la classe en question vers le bas puisqu’elle n’a pas la possibilité de regagner le haut ? Etc. Difficile maintenant de voir clair et toute tentative d’apporter des réponses ne serait qu’une pure aventure et une spéculation, disons que nous avons jeté une pierre de plus dans un fleuve d’incertitudes…

source : www.aljamaa.net

Publié par : crise2007 | mai 20, 2009

La crise actuelle sera pire que la Grande Dépression !

La crise actuelle sera pire que la Grande Dépression !

 

 

par Bill Bonner

** Le rebond actuel des actions est, selon toutes probabilités, un piège du marché baissier. Un véritable boom impliquerait une vraie augmentation des profits. Ca ne se produira sans doute pas. Les prix de l’immobilier américain approchent peut-être leurs plus bas — mais ils ont peu de chances d’entamer une nouvelle hausse considérable de notre vivant. Une fois qu’une bulle éclate… c’est en général terminé pour le secteur concerné durant au moins une génération. Il faudra du temps avant que les propriétaires oublient ce qui est arrivé aux prix de leurs maisons. Et il faudra du temps avant que les investisseurs soient prêts à se lancer dans de nouveaux paris hypothécaires.

* Il faudra aussi du temps avant que les Américains ne reviennent à leurs habitudes de prodigalité. Non seulement ils n’ont plus le nantissement suffisant pour contracter de nouvelles dettes, mais ils prennent de l’âge et ils deviennent plus sages. Les dépenses de consommation ont grimpé de 2,2% ce dernier trimestre aux Etats-Unis. C’est probablement un coup de chance. Les Américains ne peuvent dépenser ce qu’ils n’ont pas. Et ils doivent épargner pour une longue retraite… en sachant que leurs maisons et leurs actions peuvent perdre de la valeur à tout moment. Les derniers chiffres que nous ayons vus montrent que le taux d’épargne américain est revenu aux alentours des 5% — une hausse considérable par rapport au zéro de l’an dernier. Il n’y a aucun moyen de voir l’épargne ET les dépenses grimper en parallèle.

* De plus, leurs revenus chutent. Les salaires sont en baisse de 1,2% aux Etats-Unis par rapport à l’an dernier. A mesure que cette dépression s’installera… ils perdront plus de revenu encore.

** « L’économie se contracte plus rapidement que dans les années 30 », titrait le Financial Times cette semaine. Un organisme de recherche prévoit une chute de 4,3% des revenus nationaux britanniques — substantiellement inférieure aux estimations du gouvernement. La raison à ces nouvelles perspectives est que « le commerce mondial a chuté plus que prévu », expliquait un économiste étudiant la question. Le rapport prévoit une dette publique britannique à 100% du PIB.

* Les choses ne sont guère différentes aux Etats-Unis. Le PIB chute au taux annuel de 6%. Si cela se poursuit pendant encore quelques années, cette crise sera pire encore que la Grande Dépression des années 30 — qui a atteint les Etats-Unis bien plus durement que la Grande-Bretagne (probablement grâce aux mesures vigoureuses des administrations Hoover et Roosevelt).

* Les pertes boursières de l’an dernier était pires que celles de 29. Il est donc raisonnable de penser que la prochaine phase — le déclin économique — sera elle aussi pire que dans les années 30.

* Selon nos calculs, l’économie américaine porte environ 20 000 milliards de dollars d’excès de dette. Jusqu’à ce que cette dette soit éliminée, l’idée d’un boom sain n’est qu’un mirage. Et pour se débarrasser de toute cette dette, il faudra soit une période longue et difficile de travail et de sacrifices — à mesure que le remboursement se fait… soit quelque chose de bien pire.

* Nos pensons que les autorités — qui n’ont toujours pas la moindre idée de ce qui se passe — choisiront la seconde solution… quelque chose de bien pire.

* Mais quoi, exactement ? Nous avons quelques idées… et quelques suppositions : restez à l’écoute !

 

source : http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090508-1787.html

Publié par : crise2007 | mai 18, 2009

Crise systémique : le chaos

Crise systémique : le chaos

 

La faim menace plus de 3,5 millions d’enfants de moins de cinq ans. Dans quel pays d’Afrique ? Tout simplement aux USA. Source : http://feedingamerica.org/newsroom/press-release-archive/child-food-insecurity.aspx. Dans le tiers monde, ce sera une véritable « boucherie » !


Le Dr. Ellen Bassuk
présidente du National Center on Family Homelessness a ainsi déclaré que 1,5 millions d’enfants étaient SDF aux USA.

Source : http://mwcnews.net/content/view/29970.

 

En effet, le taux de chômage est désormais là-bas de 8,9%. Il y a donc 13,7 millions de chômeurs (avril 2009). Il faut ajouter à cela 5,5 millions de personnes non comptabilisées (Le Monde du 6 mars 2009) et 9,3 millions de personnes contraintes de travailler à temps partiel.

Or, avec 650 000 chômeurs par mois en moyenne, les USA auront 19 millions de chômeurs à la fin de l’année (si tout va bien !), soit 11% de chômeurs.

Si l’on ajoute les 2,3 millions d’Américains en prison, (record du monde puisque la Chine ne détient « que » 1,6 millions de personnes) et 3,5 millions de SDF nous obtenons le chiffre de 40,2 millions de personnes.

 

Il faudrait aussi ajouter les retraités qui ont perdu l’essentiel de leur retraites. La Pension Benefit Guarantee Corporation (PBGC) qui a déjà un déficit de 13 milliards de dollars (évaluation de la cour des comptes américaines : GAO) devra garantir les pensions de millions d’Américains, ce qui lui est impossible. Par exemple, General Motors doit verser 12,3 milliards de dollars pour les retraites avant 2014 (source : Moneynews.com du 6 mars 2009). L’état devra là aussi intervenir pour éviter l’effondrement de son système de retraite. Source : rapport GAO du 17 janvier 2008.

 

D’ailleurs, comme l’indique Paul Jorion sur son blog le 9 mai, « le nombre des Américains toujours employés bien qu’ayant atteint l’âge de la retraite continue de croître, pour atteindre pour la première fois les 16,9 % ».

Je pense pour ma part (et je ne suis pas le seul) que ces chiffres sont sous-évalués. Au final, à la fin de l’année, les USA vont se retrouver avec plus de 50 millions de personnes en très grande précarité. La guerre civile et la dictature ne sont pas à exclure.

 

Ceux qui croyaient que Barack Obama allait changer les choses se sont trompés. Entre le peuple et la finance, il a choisi et le masque est tombé. Je signale au passage que les problèmes des banques proviennent des difficultés des américains à rembourser leurs crédits. Au lieu de résoudre le problème à sa racine, Barack Obama a continué d’alimenter le système financier, ce qui est une catastrophe car l’on est en train de remplir une baignoire dont la vidange est ouverte.

 

Bien sûr, des solutions politiques seront trouvées. La North American Union se met en place, un nouveau dollar (donc une dévaluation) verra le jour. L’association des USA et de l’Europe dans un vaste marché Transatlantique a par ailleurs été votée en secret par le parlement européen. Il sera effectif en 2015.

(http://www.dailymotion.com/relevance/search/melenchon/video/x9203t_jeanluc-melenchon-le-futur-grand-ma_news).

Gilles Bonafi est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.

 

source : http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=13554

L’assouplissement quantitatif, synonyme d’inflation, de déficits et de perte de pouvoir d’achat

ar Eric J. Fry

** Qu’est-ce qui vient après 1 000 milliards de dollars ? De l’inflation… beaucoup d’inflation.

– Il y a quelques temps, le FMI a doublé ses estimations concernant les pertes du secteur bancaire, les faisant passer à 2 000 milliards de dollars (alors que de nombreux économistes privés mettent ce chiffre entre 3 000 et 4 000 milliards de dollars). De plus, le gouvernement américain de 2009 ne compte pas uniquement son budget en milliers de milliards de dollars, il compte ses déficits budgétaires en milliers de milliards. Selon les dernières estimations, le tout premier budget du président Obama produira un déficit de 1 800 milliards de dollars en 2010. Et c’est là l’hypothèse optimiste.

– Mais où est le choc suite à cette nouvelle choquante ? Où est la stupeur ? Où est le scandale face au coût exorbitant du renflouage des spéculateurs égoïstes de Wall Street ?

– Il n’y en a pas. Pas de choc. Pas de stupeur. Pas de scandale… et la raison en est très simple : quasiment personne ne comprend… littéralement. Les chiffres sont simplement trop gigantesques.

** « L’ampleur de ce que le président Barack Obama se propose de faire à l’économie américaine est si énorme, d’une telle portée, et potentiellement si désastreux que le parti [républicain] a du mal à le décrire », écrit Byron York, correspondant politique en chef du Washington Examiner.

– « Les experts ès relations publiques du parti républicain luttent contre ce que les universitaires appellent une ‘insensibilité de portée' », continue York. « Cela nous affecte tous ; nous pouvons comprendre quelque chose sur une petite échelle mais nous avons du mal à comprendre la même chose sur une échelle gigantesque. Cette insensibilité est un obstacle majeur pour la compréhension du budget 2010 de 3 600 milliards de dollars de l’administration Obama. Les gens ont simplement du mal à comprendre un si grand chiffre ».

– Pas étonnant qu’un déficit de 2 000 milliards de dollars semble flou et peu problématique. « [Un sondeur républicain] essaie de l’expliquer », continue York, « en demandant aux gens d’envisager un dollar comme une seconde — un dollar, un petit ‘tic’ de votre montre. Un million de secondes, explique le sondeur, font 11 jours. Un milliard de secondes égalent 31 ans. Et 1 000 milliards de dollars égalent 310 siècles… Après avoir passé en revue les chiffres du budget Obama avant qu’ils ne soient formellement soumis au Congrès américain, Peter Orszag, directeur du budget, a déclaré que le déficit de cette année se montera à 1 841 milliards de dollars — 89 milliards de plus qu’estimé précédemment. Si vous écoutez le tic-tac de votre montre, cela représente environ 570 siècles ».

– Et n’oublions pas que le budget Obama part du principe que l’économie augmentera au taux annuel de 3,5% d’ici la fin de l’année. C’est déjà un bon chiffre quand les temps sont faciles. Lorsqu’ils sont difficiles, comme ce que nous vivons actuellement, un taux de croissance de 3,5% n’est rien de plus qu’une folie. Nous sommes donc d’avis que le déficit budgétaire réel sera bien plus profond que les chiffres déjà vertigineux avec lesquels joue le camp Obama.

** Qu’est-ce que tout cela signifie pour les investisseurs ? Difficile à dire exactement… mais pas si difficile à dire de manière vague. Un déficit de financement de 1 800 milliards de dollars, ça fait un très grand trou à combler. En fait, c’est un trou si profond que les recettes fiscales ne suffiront pas à le combler. Les capitaux étrangers et/ou l’épargne interne pourraient en théorie y parvenir. Mais dans le monde réel, ce n’est guère probable — pas avec des taux d’intérêts limités à 3% ou 4% sur 10 ou 30 ans. La « solution » la plus probable au déficit de financement est aussi la plus expéditive : le gouvernement s’achètera des obligations à lui-même.

– Cet antique remède contre l’imprudence budgétaire s’appelait autrefois dévaluation de la devise. Aujourd’hui, cependant, ce processus s’est doté d’un air de sophistication en s’attribuant le titre d' »assouplissement quantitatif ». Le nom est différent, le résultat est identique : l’inflation.

– Les marchés financiers en ont déjà reconnu l’odeur. Depuis le 18 mars, date où la Réserve fédérale a annoncé son intention d’acquérir 300 milliards de dollars de dette du Trésor, la plupart des marchés ont commencé à prendre en compte une menace inflationniste. L’or, les matières premières et les rendements obligataires ont commencé à grimper, tandis que la valeur du dollar s’est orientée à la baisse.

– « Nous assistons à un désendettement dont l’échelle, dans le monde, est absolument vertigineuse », avertit John Mauldin, rédacteur de la lettre Outside the Box. « Et pour compenser, les gouvernements vont devoir émettre des quantités gigantesques de dette souveraine pour traiter leurs déficits. Mais qui les achètera, et à quel prix ? Dans quelle devise ? Même si nous comprenons ce défi, son résultat final n’est pas clair — sinon une volatilité stressante à mesure que le marché réagit ».

– Nous sommes d’avis que la volatilité sera bien moins stressante pour ceux qui auront une part significative de leurs actifs en or et en matières premières. Ce stress pourrait même se transformer en plaisir pour les détenteurs d’or si, comme nous le prévoyons, les gouvernements mondiaux mettent un tel enthousiasme à commettre le vol furtif qu’est la dévaluation monétaire. On peut déguiser le processus de dévaluation avec du jargon de Harvard, l’entourer de whitepapers de la Fed et le rebaptiser « assouplissement quantitatif ». Mais même avec tout ça, on a toujours le même procédé de dévaluation monétaire, qui produit les mêmes résultats : l’inflation et la perte de pouvoir d’achat.

Publié par : crise2007 | mai 12, 2009

La BCE franchit le Rubicon !

La BCE franchit le Rubicon !

2 mai 2009 (Nouvelle Solidarité) – C’est officiel, la Banque centrale européenne rejoint le club de l’hyperinflation. Le gouverneur de la BCE, Jean-Claude Trichet, a annoncé le 7 mai des mesures « non conventionnelles » pour aider l’économie (comprendre les banques). La BCE va acheter pour 60 milliards d’euros d’actifs bancaires adossés sur des crédits hypothécaires et des créances du secteur public. En même temps, la BCE a baissé son taux directeur à 1%, soit le plus faible niveau, en termes absolus, de l’histoire européenne.

Avec ces mesures, la BCE rejoint la Réserve fédérale américaine et la Banque d’Angleterre dans la marche de la planche à billets électronique, au service des titres pourris ou dévalués des banques, des entreprises non financières et des Etats eux-mêmes ! Cette manœuvre est officiellement appelée « assouplissement quantitatif », en réalité une diarrhée d’argent fictif. La « traversée du Rubicon » de la BCE fait partie du consensus établi lors du désastreux sommet du G20 à Londres, le 2 avril. Certains admettent en coulisse que la « stratégie de sortie » adoptée au cours de ce sommet est une politique inflationniste « contrôlée », motivée par l’illusion que cela réduira les dettes publiques et financières. En réalité, cela déclenchera l’hyperinflation.

Depuis 18 mois, la BCE a tranquillement mené une politique d’expansion monétaire et son bilan a augmenté de 40 % depuis août 2008. Avec plus de 2000 milliards d’euros, il dépasse même celui de la Réserve fédérale américaine qui compte 2300 milliards de dollars.

En mars dernier, Jacques Cheminade a vivement dénoncé les conséquences de cette politique : « Toutes les conditions d’une épidémie d’hyperinflation sont ainsi créées, qui ruinerait les salariés, les retraités et tous les titulaires de minima sociaux, mais effacerait la dette des débiteurs ».

source : http://www.solidariteetprogres.org/article5429.html

Publié par : crise2007 | février 25, 2009

Hyperinflation, nous voilà !

Hyperinflation, nous voilà !

 

 

 — Un article publié cette semaine dans l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, « La malédiction de l’argent facile », en brisant un tabou énorme, s’inquiète sérieusement de la menace grandissante d’hyperinflation.

Il y a quelques semaines encore, un des « cinq sages » du comité d’experts économiques allemands n’avait pas hésité à déclarer que « l’hyperinflation n’est pas un sujet de débat, puisque nous sommes en pleine déflation. Il n’y a aucun danger d’hyperinflation ».

Plusieurs indications nous permettent de penser que la circulation de nos analyses, et surtout de notre vidéo Firewall, en défense de l’Etat-nation (Pare-feu), qui se concentrent sur ce sujet, commencent à avoir un certain impact.

L’article du Spiegel constate d’abord que si tous le monde continue à louer les bienfaits de l’explosion des liquidités injectées par les banques centrales dans le système financier international, c’est peut-être cette politique d’argent facile qui fut à l’origine de la crise actuelle et qui pourrait en provoquer une encore pire, si rien ne change. Ensuite, l’auteur note que déjà, « les taux de la Fed avoisinent zéro et moins que zéro n’est pas possible. La seule marge de manœuvre qui demeure, c’est la quantité d’argent ».

Si outre-Atlantique le dollar survit sous perfusion permanente, la situation de l’euro n’est guère plus reluisante, l’Angleterre envisage des taux zéro et le Japon y songe également. N’est-ce pas précisément cela qui nous conduira vers des crises de plus en plus dangereuses ?

Reprenons l’histoire des bulles : la crise des « tigres asiatiques », la bulle des GKO en Russie, la faillite du hedge fund LTCM, la bulle « internet » qui a balayé la nouvelle économie, la bulle des matières premières et celle de l’immobilier : chaque fois, une bulle mourante en a gonflé une nouvelle. Ensuite, l’article cite le commentaire de l’économiste Jürgen Stark, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), qui affirme que, forcément, les responsables bancaires et les agences de notation portent une énorme responsabilité. Cependant, constate-t-il, sans l’apport en liquidités bon marché de la part de la BCE, ces responsables n’auraient jamais pu prendre les risques insensés qu’ils ont pris.

L’article s’intéresse ensuite à la terrible crise hyperinflationniste qui frappa l’Allemagne de Weimar en 1923. Et il mentionne qu’en dépit des engagements verbaux des gouvernements, promettant qu’ils allaient retirer l’argent injecté « dès que possible », cela ne s’est jamais produit, car « c’est aussi difficile que de remettre le dentifrice dans le tube », expression que Lyndon LaRouche emploie souvent pour ridiculiser ceux qui prétendent qu’on ne peut pas revenir en arrière sur nos erreurs.

L’article conclut en rapportant qu’un débat se déroule parmi les « experts » sur le nécessaire retour à des taux de change fixe et d’autres pistes pour résoudre la crise financière.

 

source : http://www.solidariteetprogres.org/article5047.html

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